Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La fusion Freescale-NXP concentrera une force de R&D de 1200 personnes en France

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Le rachat de Freescale par NXP va donner naissance à une société de plus de 1200 personnes dans les semi-conducteurs en France, employées essentiellement en R&D sur les sites de Caen et Toulouse. Elle prend la deuxième place derrière STMicroelectronics et relégue Atmel à la troisième.

La fusion Freescale-NXP concentrera une force de R&D de 1200 personnes en France
La fusion Freescale-NXP concentrera une force de R&D de 1200 personnes en France

La fusion entre Freescale et NXP va redistribuer les cartes dans les semi-conducteurs en France. Elle va créer une société de plus de 1200 personnes dans l’Hexagone, ce qui la place deuxième après STMicrelectronics (9 000 personnes). Jusqu’ici, ce rang était occupé par l’américain Atmel avec environ 800 personnes concentrées principalement sur deux sites de R&D, à Nantes (Loire-Atlantique) et à Rousset (Bouches-du-Rhône).

NXP, l’ancien bras armé de Philips dans les semi-conducteurs, compte aujourd’hui environ 450 personnes en France, répartis sur quatre sites : Caen, Suresnes, Toulouse et Sophia Antipolis. Ils se limitent tous à des activités de R&D, à l’exception de celui de Suresnes qui assure également les fonctions d’administration, de vente et de marketing. Le site de Colombelles, près de Caen, concentre 340 postes. Il a ouvert en 2007 sur un campus de recherche et enseignement d’environ 2000 personnes. Depuis la fermeture de son site de production de Côte-de-Nacre, également près de Caen, en 2009, NXP ne dispose plus d’usine en France. Une partie de son ancienne usine a été reprise par IPDia, une spin-off de NXP qui développe et fabrique des composants passifs.

De bons ingénieurs... et le crédit impôt recherche

Freescale, l’ancien bras armé de Motorola dans les semi-conducteurs, est devenu également "fabless" en France. L'entreprise emploie désormais environ 730 personnes réparties sur trois sites : Toulouse, Saclay et Nice-Cagnes. Son usine à Toulouse a été fermée en 2012. Sa production a été transférée aux États-Unis. Mais l’entreprise a maintenu un centre de R&D de près de 500 personnes. Pour Freescale, comme pour NXP, le maintien d’une forte activité de R&D en France est justifié par la qualité des ingénieurs en France, mais surtout par le crédit impôt recherche.

Selon le cabinet iHS Technology, les activités de NXP et Freescale sont assez complémentaires. La fusion ne devrait pas avoir d’impact majeur sur l’emploi en France. Freescale se différencie dans les circuits pour automobile et télécoms, alors que NXP est plutôt actif dans les circuits de sécurité et d’identification.

Ridha Loukil

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale