La guerre des prix dans la téléphonie est terminée, estime le PDG d'Orange Stéphane Richard

La guerre des prix entre opérateurs de téléphonie mobile en France, déclenchée en 2012 par l'arrivée d'Iliad sur le marché, est terminée, a estimé le 25 avril le PDG d'Orange, Stéphane Richard, qui a une nouvelle fois plaidé en faveur d'une consolidation du secteur.

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La guerre des prix dans la téléphonie est terminée, estime le PDG d'Orange Stéphane Richard

La guerre des prix entre opérateurs déclenchée en 2012 par l'arrivée d'Iliad sur le marché est terminée, a estimé le 25 avril le PDG d'Orange, Stéphane Richard. Il a une nouvelle fois milité pour une consolidation du secteur. "On a en France aujourd'hui les prix qui sont les plus bas au monde en matière de téléphonie, a-t-il dit sur France Inter. Arrêtons de croire qu'on va continuer la guerre des prix, en matière tarifaire il n'y a pas de marge de baisse". "Soyons un peu réaliste, a-t-il ajouté. Dire que les prix vont continuer à baisser dans les années qui viennent, c'est une folie."

L'arrivée de Free, la filiale d'Iliad, sur le marché français du mobile en 2012 avec des offres à prix cassés, a provoqué une baisse des prix dans le secteur. En trois ans, ils ont diminué de 45% selon Stéphane Richard. Prenant l'exemple de la Grande-Bretagne ou de l'Allemagne, le PDG d'Orange, premier opérateur français, a une nouvelle fois appelé à la consolidation du marché.

Un marché bien régulé à trois opérateurs ça fonctionne

"Un marché des télécoms bien régulé à trois opérateurs ça fonctionne très bien. A quatre ça peut fonctionner, c'est plus compliqué, on le voit bien, ça supposera de toute façon des coopérations entre les opérateurs, a-t-il expliqué. La consolidation n'est pas une fin en soi, ça dépend des conditions du marché et des acteurs (...) N'en faisons pas un préalable, n'en faisons pas une question, ça dépendra des stratégies des entreprises."

Des discussions ont eu lieu début 2014 entre plusieurs opérateurs français, dont Orange, en vue d'une consolidation avant d'être abandonnées à l'été en raison, principalement, de désaccords sur le prix. De nombreux investisseurs tablent aujourd'hui sur un rachat de la filiale en difficulté de Bouygues, Bouygues Telecom, par l'un de ses concurrents qui pourrait être Free ou le nouveau numéro deux français du fixe et du mobile, Numericable-SFR.

Avec Reuters

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