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La jeune pousse de l'année est... Sigfox

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La start-up de Toulouse, Sigfox, a inventé un nouvel internet, qui connecte aujourd’hui près de 100 000 objets et séduit la Silicon Valley et Intel. En attendant de conquérir le monde.

La jeune pousse de l'année est... Sigfox
Prochain défi pour Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox : le déploiement de sa start-up dans une quinzaine de pays.

Presque 100 000 objets qui s’échangent près de dix messages par jour. Un millier d’antennes qui couvrent 90% du territoire français. L’internet des objets de Sigfox est opérationnel. Son réseau machine-to-machine (M2M) a déjà passé les frontières pour envahir les Pays-Bas, Moscou ou Saint-Pétersbourg. Consécration ultime, les experts télécoms de la Silicon Valley, au travers du groupe Telecom Council, l’ont couronné d’un Spiffy award qui le consacre "start-up la plus innovante". Il faut dire que la jeune pousse a semé des antennes ici et là dans le berceau de la high-tech, histoire de démontrer son savoir-faire. L’année 2013 est celle de Sigfox. Et Ludovic Le Moan, son PDG, de rappeler qu’elle n’est pas finie ! "D’ici à la fin du mois, nous annoncerons une nouvelle levée de fonds ; nous validerons le déploiement dans une quinzaine de pays et nous pourrons parler des grands industriels qui produiront des millions d’objets communicants via notre réseau !" C’est un marché mondial qui se chiffre en milliards de dollars (96 milliards de dollars en 2017, selon MarketsandMarkets) auquel Sigfox s’attaque. Dix-huit mois après son lancement, le réseau M2M devient grand.

Ludovic Le Moan a lancé ses déploiements en juin 2012. Une gageure, car plutôt que de passer par l’habituel GSM, c’est sa propre infrastructure réseau qu’il a proposée aux industriels qui convoitent l’internet des objets. En 2000, il avait créé une première structure dans le M2M. Mais après un passage par le monde des médias sociaux avec les start-up Goojet et Scoop.it, c’est une rencontre qui l’a rappelé à ses premières amours. En 2010, il croise Christophe Fourtet, passionné de radiocommunication et fondateur de Sigfox, alors fournisseur de solutions traditionnelles de M2M. L’ingénieur montre à Ludovic Le Moan un dispositif s’appuyant sur une technique existante qui utilise des bandes de fréquence ultracourte pour échanger de petites quantités de données entre machines sur de longues distances. De quoi créer un réseau d’objets bon marché, peu consommateur d’énergie avec une importante couverture géographique. Bingo ! "Cela me paraissait trop beau pour être vrai ! J’avais trouvé le Graal, se souvient Ludovic Le Moan. J’ai passé six mois à vérifier la cohérence entre le discours et la réalité. Puis, j’ai décidé d’acquérir Sigfox pour le transformer en opérateur."

Depuis juin 2012, l’entreprise a déployé un autre internet des objets, avec un millier d’antennes en France. En 2014, 400 autres s’y ajouteront pour couvrir 95% du territoire. "Nous discutons aussi avec une quinzaine d’autres pays dont le Royaume-Uni, l’Espagne, la Suisse, la Chine, la Slovaquie…" précise Ludovic Le Moan. Sa reconnaissance internationale passe par la prise de participation d’Intel Capital en septembre 2012 lors d’une levée de fonds de 10 millions d’euros souscrite aussi par Elaia Partners, Partech Ventures et iXO Private Equity, les partenaires financiers antérieurs. En parallèle, Sigfox a vendu l’utilisation de son réseau à des entreprises voulant goûter aux objets connectés.

C’est le cas du fournisseur de mobilier urbain Clear Channel, de la ville de Grenoble et de l’assureur MMA. Mais Ludovic Le Moan reconnaît, un brin impatient, qu’il a sous-estimé le temps dont ses clients ont besoin entre le prototypage de leurs objets avec un modem compatible Sigfox et leur lancement. Il devra attendre fin novembre pour divulguer le nom de ses grands clients industriels. Afin de donner des idées à d’autres !

Emmanuelle Delsol

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2 commentaires

remijonquieres
30/12/2013 14h44 - remijonquieres

Je vous confirme pour m'intéresser à leur techno en tant que fabricant de solutions domotique (Oyoma en France) qu'ils arrivent bien à des portées de 50 km grâce à la technologie UNB (Ultra Narrow Band) qui consiste à n'envoyer que très peu de données mais sur de très longues distances sur des fréquences libres.

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dbu
08/11/2013 11h33 - dbu

Excusez-moi mais cet article vante bien la startup sans en parler vraiment. OK, le garçon est super fort, ce n'est même pas un coup d'essai... Mais qu'on m'explique comment, avec des ondes super-courtes et 1000 antennes on couvre 90% du territoire quand les opérateurs de téléphonie mobile en ont "un peu plus" pour arriver au même résultat? Cela amène des questions sur les puissances d'émission, non? forcément sur la santé... Comment ne pas se poser des questions aussi sur l'utilisation de fréquences libres? Et leur encombrement prochain? Donc sur la pérennité de la boite... Comment juger une société qui dit sur son site que son offre va de "quelques euros à 2€ par Il y a tellement de questions pour un journaliste...

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