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"La loi de Moore n’est pas morte", assure le PDG d’Intel

Selon Brian Krzanich, PDG d’Intel, la loi de Moore, dont beaucoup prédisent la fin proche, n’est pas morte. Le patron du numéro un mondial des semiconducteurs promet de la perpétuer sur les trois prochaines générations de puces électroniques et même au-delà.

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La loi de Moore n’est pas morte, assure le PDG d’Intel
Brian Krzanich, CEO d'Intel, garde sa foi dans la loi de Moore © Intel

Une semaine après l’annonce par Intel d’un plan de suppression de 12 000 postes dans le monde, son CEO Brian Krzanich prend la plume pour expliquer sa stratégie. Il profite de l’occasion pour afficher sa foi dans la loi de Moore.

 

La mort de la loi de Moore annoncée 4 fois en 34 ans

"Durant mes 34 années passées dans l'industrie des semiconducteurs, j’ai été témoin de la mort annoncée de la loi de Moore pas moins de quatre fois, écrit-il. Nous allons progresser de la technologie actuelle de 14 nanomètres à celle de 10 nanomètres et nous prévoyons de passer ensuite à celle de 7 nanomètres puis à celle de 5 nanomètres et même au-delà. Nos plans de progression prouvent que la loi de Moore reste bien vivante."

 

Le patron d’Intel prend ainsi le contre-pied de l’industrie des semiconducteurs qui a pris acte, en mars 2016, de la fin proche de la loi de Moore et proposé une nouvelle approche de progression sous le nom "More than Moore".  "La loi de Moore est fondamentalement une loi économique, et Intel continuera en toute confiance à en exploiter la valeur, affirme-t-il. Elle dit que nous pouvons réduire les dimensions des transistors d'environ 50% à un coût plus ou moins fixe, entraînant le doublement du nombre de transistors pour le même coût (ou la réduction moitié du coût pour le même nombre de transistors). Ce concept a été le moteur de la révolution technologique que nous avons tous vécu."

 

Valable mais sur  un rythme plus long

Mais Brian Krzanich omet de préciser le rythme de cette progression, qui, selon la loi de Moore, est de deux ans. Un rythme qu’Intel a de plus en plus mal à respecter. Ça été le cas lors du passage de la technologie de 22 nanomètres à celle de 14 nanomètres. A cause d’un problème de rendement de fabrication, le numéro un mondial des semiconducteurs a subi un retard de lancement d’un an. Ce sera également le cas de la prochaine génération de 10 nanomètres. Intel en a reporté la sortie au second semestre 2017, alors qu’elle était prévue au départ pour fin 2016.

 

Le directeur général d’Intel justifie ces retards ainsi : "La loi de Moore ne suit plus le rythme de progression de deux ans. Elle suit désormais un rythme plus long de deux ans et demi à trois ans." Pour continuer à sortir une nouvelle génération de puces tous les ans, le groupe de Santa Clara a décidé de passer d'une démarche Tic-Tock à une démarche Tic-Tock-Tock. Une année, il agit en production en passant à une gravure plus fine. C’est le volet Tic. Les deux années suivantes, il agit en conception en optimisant la microarchitecture de ses processeurs. Ce sont les volets Tock. Une façon de cacher une réalité : les difficultés à respecter la loi de Moore.

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