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La modélisation au coeur d'Alcatel-Lucent

Chez l’équipementier télécoms Alcatel-Lucent, les chercheurs simulent aussi bien les réseaux que la propagation des ondes. Et c’est dans les Bell labs qu’ils conçoivent les logiciels.
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La modélisation au coeur d'Alcatel-Lucent
Étude de la propagation des ondes du réseau optique dans un quartier. En rouge, les zones où le trafic est le plus rapide.

Pour Alcatel-Lucent, la simulation numérique est une seconde nature. Le groupe la décline sur tous les tons au sein de ses Bell labs. "Près de 80 % de nos travaux passent par la modélisation," affirme Jean-Luc Beylat, le président d’Alcatel-Lucent Bell Labs France. Alors, Alcatel-Lucent champion de la simulation ? Sans aucun doute. L’équipementier télécoms la voit comme un moyen d’innover, de réduire les coûts et les cycles d’innovation. Pour commencer, il sait modéliser l’ensemble des couches d’un réseau de télécommunication (routage IP, transmission optique...) et chacun de ses éléments. Indispensable pour étudier le comportement des réseaux, optimiser leur configuration, tester les technologies... Ce sont les équipes de recherche des Bell labs, par essence multidisciplinaires, qui développent leurs propres outils de modélisation répondant à leurs besoins spécifiques. Ces labos travaillent autour de trois grands axes : la contrainte de la croissance du trafic et l’optimisation de l’information ; l’analyse de l’utilisation des équipements et du cloud ; enfin, les composants, l’informatique quantique... C’est à ce type de travaux que les outils conçus en interne servent en priorité. Mais pas seulement. Ils facilitent le travail des équipes de conception des produits, ou sont vendus à certains clients qui souhaitent pouvoir reconfigurer leur réseau.

Un support de l’innovation

Pour modéliser le trafic, Alcatel-Lucent injecte dans ses calculs l’imposante quantité de données qui provient de l’utilisation de ses équipements. Cela permet de mieux cerner les réactions des usagers lors de communications lourdes, comme le visionnage d’une vidéo en streaming. Ou d’étudier le comportement de petits capteurs de pression qui n’envoient qu’une information toutes les heures, par exemple. Avec la croissance permanente du flux de données et la multiplication des usages, connaître le trafic est devenu un enjeu essentiel des télécoms.

La simulation, en tant que support de l’innovation et des développements, donne parfois un avantage concurrentiel à Alcatel-Lucent. Dans le domaine de l’optique, il s’enorgueillit de sa capacité à modéliser la propagation des ondes. "Nous ne sommes pas les seuls à travailler sur ce sujet, confie Jean-Luc Beylat, mais c’est grâce à cette compétence que nous avons été les premiers à proposer du 100 Gbit/s cohérent [ndlr : réseau optique très haut débit]." Le français s’aventure également du côté de la simulation thermique. "Les équipements de réseau suivent la loi de Moore, rappelle Jean-Luc Beylat. Plus ils deviennent puissants, plus ils comprennent de transistors et plus ils émettent de chaleur." Or la consommation d’énergie est une préoccupation majeure de tout acteur économique. Et les opérateurs télécoms, clients privilégiés d’Alcatel-Lucent, n’échappent pas à la règle…

Enfin, à l’instar de nombre d’industriels, l’équipementier applique la simulation au prototypage et au test. Idéale, par exemple, pour expérimenter ses câbles optiques sous-marins destinés à de très longues distances avant de les déployer entre deux continents.

Emmanuelle Delsol

 
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