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La Nasa se penche sur la réglementation des taxis volants avec Joby Aviation

La Nasa mène une campagne de tests avec la start-up Joby Aviation, qui développe un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL). Le but est de favoriser l'industrialisation de ces nouveaux moyens de transport en identifiant les lacunes dans les réglementations et politiques actuelles de la Federal Aviation Administration (FAA).
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La Nasa se penche sur la réglementation des taxis volants avec Joby Aviation
La Nasa se penche sur la réglementation des taxis volants avec Joby Aviation © Joby Aviation ©Bradley Wentzel

En partenariat avec la start-up Joby Aviation, la Nasa se penche sur l'utilisation des aéronefs électriques à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) comme moyens de mobilité. Une campagne de tests est menée du 1er au 10 septembre 2021 à la base de Joby Aviation, près de la région de Big Sur en Californie.

L'agence américaine s'est rapprochée de la start-up pour mener ces essais visant à mieux saisir les enjeux de ces nouveaux moyens de transport et à identifier les lacunes dans les réglementations et politiques actuelles de la Federal Aviation Administration (FAA). Le but : favoriser l'intégration de ces moyens avancés de mobilité aérienne (AAM pour Advanced Air Mobility) dans l'espace aérien.

Mesures acoustiques et communications
Pour la première fois, la Nasa va tester un eVTOL dans le cadre de son programme AAM. L'agence américaine cherche à collecter des données sur la façon dont le véhicule se déplace et communique avec les contrôleurs aériens, ainsi que sur le bruit qu'il émet. Un réseau d'une cinquantaine de microphones est déployé pour mesurer le profil acoustique de l'eVTOL lors de différentes phases de vols.

L'agence veut utiliser ces données concernant l'acoustique et les performances de l'eVTOL dans des modélisations et simulations concernant l'espace aérien du futur. L'idée est d'anticiper la façon dont ces nouveaux appareils peuvent s'intégrer à l'espace aérien existant et interagir entre eux. En accélérant l'industrialisation de ces nouveaux moyens de mobilité, la Nasa souhaite favoriser l'émergence de débouchés pour le transport de personnes (taxis volants) et de marchandises mais également pour les services d'urgences.

"Cette campagne multi-événements visant à faire progresser la mobilité dans l'espace aérien aux Etats-Unis se déroulera à plusieurs endroits sur plusieurs années", a commenté la Nasa dans un communiqué. Ces premières données permettront de mettre en place une seconde campagne de tests qui se tiendra en 2022 avec des scénarios plus complexes et d'autres véhicules.

Vers une réglementation internationale ?
Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à se pencher sur cette épineuse question de l'arrivée de ces nouveaux moyens de mobilité. Israël a débuté en mars dernier un projet dont l'objectif est d'établir des normes pour coordonner les vols des drones autonomes et autres aéronefs similaires afin de gérer au mieux l'espace aérien. De même, l'Union européenne a lancé un programme visant à tester différents services de mobilité aérienne urbaine afin d'en évaluer les bénéfices et d'apporter des précisions en vue de la réglementation de ce mode de transport. Est-ce que chaque espace aérien établira sa propre réglementation, ou est-ce que les différents pays parviendront à se mettre d'accord pour établir des normes communes ?

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