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La néobanque Pixpay peaufine son compte 10-18 ans pour la rentrée 2019

Pixpay, qui vient de lever 3,1 millions d’euros, s’apprête à lancer une néobanque pour les 10-18 ans en France à la rentrée prochaine. Une offre segmentée à même d’éduquer financièrement des adolescents.

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La néobanque Pixpay peaufine son compte 10-18 ans pour la rentrée 2019
La néobanque Pixpay peaufine son compte 10-18 ans pour la rentrée 2019 © Pixpay

Après Nickel Jeune, Morning Jump, Kador ou encore Xaalys… C’est à Pixpay de venir grossir le rang des néobanques pour adolescents. Créée au début de l’année 2019, la fintech planche en ce moment sur une solution à même de répondre aux usages spécifiques des 10-18 ans. Objectif : "digitaliser l’argent de poche, résume Benoît Grassin, co-fondateur de la fintech avec Nicolas Klein (avec qui il avait créé la plateforme de e-santé Mondocteur), et Caroline Ménager (ancienne directrice marketing des cinémas Pathé Gaumont).


"Aujourd’hui, les parents distribuent encore beaucoup d’espèces. Or, ce n’est pas la forme la plus adaptée pour des jeunes qui achètent en ligne à des marques essentiellement digitales…", exprime-t-il. Davantage en phase avec l’économie actuelle, la solution développée par Pixpay doit également permettre d’accompagner ce tout jeune public dans la gestion de son argent.

 

Option cagnotte ou coffre-fort...

L’offre, à 2,99 euros par mois sans engagement, leur donne accès à un compte bancaire où collecter l’argent amassé, une carte de paiement Mastercard qui leur permettra de le dépenser et surtout une application jouant le rôle de support éducatif. Cette interface, en miroir, permettra aux enfants, détenteurs de la carte bancaire, de gérer le compte ouvert par leurs parents avec un certain degré d’autonomie via un panel de diverses fonctionnalités. Par exemple la possibilité d’économiser sur un coffre-fort : "un sous-compte, bloqué par défaut, que le jeune peut abonder automatiquement en arrondissant systématiquement ses transactions à l’euro supérieur ou en épargnant directement. La somme peut être débloquée uniquement par les parents", détaille Benoît Grassin. L’adolescent peut également créer des cagnottes visant un objectif précis - l’achat d’un nouveau téléphone par exemple - et les ouvrir, si besoin, à ses proches sur le mode du crowdfunding.

 

Limiter les transactions à certaines catégories d’achats

De leur côté, les parents, détenteurs du compte, peuvent programmer des versements réguliers ou ponctuels. Ils peuvent également créer des missions - laver la voiture, tondre la pelouse… - pour lesquelles l’adolescent sera rétribué. Par sécurité, le compte bancaire n’autorise pas les découverts et les parents sont en mesure, via l’appli miroir, de visualiser à tout moment le solde et les mouvements opérés sur le compte de leurs enfants. Chaque transaction leur est notifiée. "Ils peuvent en outre paramétrer le compte de façon à limiter l’accès à certaines catégorie d’achat, ou à certains sites marchands. En excluant les jeux de poker en ligne par exemple…", souligne le responsable. Ou encore fixer un plafond pour chaque type d’achats (30 euros par mois de jeux en ligne…).

 

Cashback, réductions et places de concert offertes...

Afin de proposer le produit le plus affinitaire possible, la néobanque envisage également de proposer à ses jeunes clients l’accès à des avantages spécifiques. "Nous pensons notamment à des programmes de cashback sur des marques ciblées, mais aussi à des réductions sur des billets de cinéma ou sur des trajets en trottinette électrique en réglant avec la carte Pixpay. En tant que membre du club, nos clients pourraient aussi avoir accès à des évènements , se voir offrir des places de concerts…", explique le co-fondateur. La fintech réfléchit également à mettre en place une assurance contre le cyber-harcèlement qui offrirait un support juridique aux jeunes victimes, des outils leur permettant de supprimer les contenus portant atteinte à leur réputation, et les couvrirait contre les impacts que cela pourrait avoir sur leur vie. "Certes, nous sommes une néobanque, mais nous voulons adresser tous les usages quotidiens des adolescents", insiste Benoît Grassin.

 

Prochaine étape : une banque pour étudiants ?

A peine éclose, Pixpay voit grand. Et ne s’interdit pas de filer le lien avec ses jeunes clients au-delà de leurs 18 ans. "Nous ne croyons pas à la banque universelle, mais nous n’excluons pas, dans une approche segmentée, de créer par la suite une banque pour étudiants afin de suivre nos futurs clients, détaille le responsable. Notre abonné sera éduqué financièrement, il sera jeune donc on pourra l’accompagner encore longtemps. Et on le connaîtra très bien puisque, contrairement aux adultes qui cumulent généralement des comptes dans divers établissement, nous serons sûrement le seul référent de nos clients et centraliserons donc toutes ses transactions." 

 

Pour mettre en musique ses ambitions, la start-up, qui vient de lever 3,1 millions d’euros il y a quelques semaines, entend gonfler ses effectifs de dix à vingt salariés afin de proposer son offre en France dès la rentrée prochaine. L’Espagne, l’Italie et le Benelux devraient suivre à court terme. L’Allemagne et la Pologne sont également dans le viseur.

 

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