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La nouvelle arme absolue de Google n'était-elle pas plutôt son Knowledge Graph ?

A l’occasion de son grand show annuel Google I/O, le Californien a fait des annonces à la pelle. Mais derrière elles se cache à peine la toute puissance de son Knowledge Graph.

mis à jour le 17 mai 2013 à 12H20
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La nouvelle arme absolue de Google n'était-elle pas plutôt son Knowledge Graph ?
La nouvelle arme absolue de Google n'était-elle pas plutôt son Knowledge Graph ? © D. R.

Plus de trois heures de présentation ! A l’occasion de Google I/O, son grand show annuel à San Francisco qui a débuté le 15 mai, Google a présenté pléthore de nouveautés : son service de streaming musical à la Spotify, bien sûr, mais aussi des améliorations de son réseau social Google+, de sa cartographie Google Maps, de sa reconnaissance vocale Google Voice...

Un web dans le web

Mais s'il n’y avait qu’une leçon à tirer de cet inventaire à la Prévert 2.0 à la limite du fastidieux, ce serait la puissance phénoménale du Knowledge Graph. Cette technologie que Google a présentée en fin d’année dernière travaille en silence derrière tous les services du géant. Son rôle : tirer tout le bénéfice de l’incommensurable quantité d’informations glanée en permanence par ces mêmes services.

Le Knowledge Graph est une toile, un web dans le web, qui attrape, comprend, relie, organise l’ensemble des données qu’elle amasse. Une toile de plus en plus intelligente, sémantique, qui restitue ces données pour que les services de Google les exploitent. Cette technologie a hérité de toute la connaissance de Google dans son cœur de métier : le moteur de recherche. Au-delà de l’indexation simple des débuts, il est passé à une algorithmique qui intègre de plus en plus de sémantique.

Ajout automatique d'informations

C’est dans cet outil que le Californien a mis toute sa puissance de frappe. C’est là que travaillent ses meilleures ressources, ses chercheurs et ses ingénieurs dénichés dans le monde entier (on ne postule pas chez Google, Google vient vous recruter là où vous êtes. A condition que vous soyez le meilleur dans votre domaine).

Quelques exemples présentés au Google I/O ? On n’a que l’embarras du choix. Le réseau social Google+ propose désormais de l’information sur une image, un commentaire, une vidéo, même si ceux-ci ne sont pas documentés du tout ! Le Knowledge Graph puise dans les liens existants entre cette image, d’autres images similaires, et les informations correspondantes (à commencer d’ailleurs par celles de Wikipedia). La gestion de photos dans Google+ est, quant à elle, capable de repérer des similitudes entre des photos que vous aurez téléchargées pour inventer une photo de famille qui n’existait pas dans votre liste… La reconnaissance vocale de Google Voice interprète des mots prononcés aussi peu signifiants que "ça" ou "ici", en s’appuyant sur des données de géolocalisation par exemple...

Des milliards de données sur vous

Le streaming musical ? Il déçoit par son manque de différence avec Spotify ? Qu’importe. Il renseigne Google sur les goûts musicaux des internautes et leur propose des stations de radios personnalisées...

On pourrait continuer à l’envi, avec Chrome, Youtube, Android, et même les Google Glass. Posées sur votre nez, elles vous suivront partout enregistrant et restituant des milliards de données sur tout votre parcours. Sur vous, et sur l’environnement dans lequel vous évoluez. Enfin, que dire de la prochaine possibilité de payer en envoyant des dollars en pièce jointe dans Gmail ? Une incroyable fonction en soi, qui permettra aussi à Google de connaître et d’exploiter le comportement financier des internautes… Knowledge Graph, Knowledge Graph, Knowledge Graph...

Bien sûr, avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Déjà sur la sellette dans nombre de pays pour sa propension à récolter et utiliser la vie privée des internautes à ses fins, nul doute que Google devra affronter de nouvelles attaques. Pour l’instant (et cela risque de durer), la législation court plutôt après sa rapidité d’innovation. D’ailleurs, en attendant qu’une loi frappe le Californien (et ses congénères du numérique), au cas où vous estimeriez qu’il ne détient pas suffisamment d’informations sur vous, il met désormais 15 Go de stockage à votre disposition dans Drive…

Emmanuelle Delsol

 
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