Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La pépite française de la "cloudification" lève 2 millions d'euros pour initier son rêve américain

Même pas un an, et Nanocloud annonce déjà une levée de fonds de 2 millions d’euros pour industrialiser sa solution de transformation de logiciel en modules cloud et engager son aventure californienne.

mis à jour le 22 octobre 2015 à 09H03
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Si Nanocloud semble griller les étapes, c’est que la start-up parisienne, créée en janvier 2015, a pris quatre ans pour préparer son entrée sur le marché. Elle attendait le premier client, en l’occurrence l'éditeur Talend, pour déposer ses statuts. Mais déjà, les grands éditeurs de logiciels professionnels, SAP, Microsoft et HP avait repéré l’équipe d'Erfane Arwani, CEO et fondateur. Car l’entreprise sait transformer une application classique en solution web, que l’éditeur (ou l’entreprise) pourra administrer (utilisateurs, stockages, paramétrages...) comme une solution SaaS native.

 

2 références qui comptent

Une solution "complémentaire", selon Erfane Arwani, de celle de l’américain Docker, qui s’est imposé sur ce marché. Car Nanocloud ne se contente pas de rendre cloud, un logiciel qui ne l’est pas. Elle propose surtout un suivi d’activité aux éditeurs. Une solution qui a séduit un autre éditeur français, ESI group, spécialiste de la simulation numérique qui a équipé une partie de ses commerciaux d’un outil de démonstration pour sa solution d’optimisation et de partage de CPU (capacité de calcul) pour du calcul haute performance.

 

4 investisseurs choisis

C’est fort de ces deux références que Nanocloud a séduit les investisseurs. Des partenaires méticuleusement choisis par Erfane Arwani : "Siparex est l’un des plus gros fonds français. Il a absorbé Xange et peut nous amener aux États-Unis. Brega de son côté s’investit beaucoup pour accompagner la croissance des start-up de son portefeuille. Bpifrance, a été séduite par notre volonté de vraiment nous développer depuis la France et créer des emplois", explique l’entrepreneur. De Seed4soft, quatrième investisseur de ce premier tour de table, il ne dit rien. Mais il jouera surement son rôle.

 

De grandes ambitions

N’empêche que c’est vers le reste du monde, depuis la Californie, que regarde déjà Erfane Arwani : "Si nos deux premiers clients sont français, c’est pour des équipes internationales, en Inde pour ESI, au États-Unis pour Talend". Et cette première levée de fonds se révèle juste une étape. Une fois un pied aux États-Unis, au cœur de son écosystème naturel, Nanocloud voudrait lever cinq fois plus. D’ici un an, ses effectifs devraient déjà être passés de 10 à 20... Et dans 5 ans ? Nanocloud, se voit parler d'égal à égal avec Docker. Pourquoi pas ? L'un des modèles d’Erfane Arwani, n’est-il pas Criteo ?

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale