Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La pépite française des composants passifs intégrés IPDiA s’offre au japonais Murata

Basée à Caen (14), IPDiA, qui réalise notamment des condensateurs 3D en silicium, va être rachetée par le fabricant japonais de composants électroniques Murata. C’est la deuxième pépite française de l’électronique à filer cette année au Japon.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La pépite française des composants passifs intégrés IPDiA s’offre au japonais Murata
Tranches de 150 mm de diamètre fabriquées par IPDiA © IPDiA

Encore une pépite française de l’électronique bientôt sous pavillon étranger. Il s’agit d’IPDiA, une PME de 130 personnes spécialisée dans les circuits passifs intégrés. Elle va être rachetée par Murata Manufacturing Co, un fabricant japonais de composants électroniques de 54 700 personnes et 10,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur le dernier exercice fiscal clos en mars 2016. La transaction, dont le montant n’est pas dévoilé, devrait être conclue avant la fin du mois d’octobre 2016. Elle a été déjà approuvée par Bercy.

 

Un savoir-faire développé pendant 10 ans chez Philips

Fondée en 2009 par essaimage de NXP Semiconductor (ancien bras armé de Philips dans les semiconducteurs), sur le site Côte de Nacre, près de Caen, IPDiA développe et produit des composants électroniques passifs intégrés sur silicium (IPD pour integrated passive devices), à l’instar de circuits intégrés actifs comme les microprocesseurs ou les puces mémoires. Mais au lieu de transistors, ces composants intègrent résistances, inductances ou condensateurs en 3D. Par rapport aux composants passifs discrets traditionnels, ils améliorent la miniaturisation et les performances électroniques. Parmi les applications visées figurent les dispositifs d’éclairage à LED et les appareils médicaux portés sur soi. La société fait des condensateurs 3D en silicium sa spécialité, résultat d’un savoir-faire développé chez Philips pendant près de dix ans. Elle dispose de sa propre unité de production (salles blanches) d'une capacité de 100 000 tranches de 150 mm de diamètre par an, certifiée notamment pour l’automobile et le médical.

Pour Murata Manufacturing Co, cette acquisition vise à renforcer sa position dans les condensateurs à hautes performances pour les mobiles mais aussi des applications telles que l’automobile et le médical. "Associer la technologie d’intégration 3D sur silicium d’IPDiA aux technologies et produits de Murata va nous permettre d’élargir notre offre et répondre aux demandes en haute fiabilité de nos clients en termes de hautes températures ou fortes tensions dans les domaines de l’automobile et autres marchés exigeants", explique dans le communiqué Toru Inoue, Vice-Président exécutif, en charge de l’activité composants de Murata.

 

Tronics en passe d'être racheté par TDK

De son coté, IPDiA, dont le chiffre d'affaires atteint 16 millions d'euros en 2015, en progression de 14,3% par rapport à 2014, espère bénéficier de l’expertise et du réseau mondial de vente de Murata pour développer davantage ses produits et élargir leurs débouchés dans les applications nécessitant miniaturisation et/ou hautes performances en termes de tenue en température ou de fiabilité.

C’est la deuxième pépite française de l’électronique à filer au Japon cette année. L’autre est Tronics Microsystems, une PME iséroise spécialisée dans les Mems haut de gamme à destinations d’applications professionnelles comme l’aérospatial, la défense ou l’instrumentation pétrolière. Elle est en passe d’être absorbée par Epcos, la filiale allemande du fabricant nippon de composants électroniques TDK.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale