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La plateforme d'hébergement d'objets 3D Google Poly sera fermée le 30 juin 2021

Google continue de se désengager du marché de la réalité virtuelle et augmentée avec l'arrêt programmé de Google Poly, sa plateforme d'hébergement d'objets 3D dans le cloud. Bien reçue lors de son annonce, elle n'a pas su s'imposer face à Sketchfab, start-up française de référence du secteur.
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La plateforme d'hébergement d'objets 3D Google Poly sera fermée le 30 juin 2021
La plateforme d'hébergement d'objets 3D Google Poly sera fermée le 30 juin 2021 © Google

Un nouveau produit rejoint le cimetière de Google. Poly, un service d'hébergement de contenus en 3D conçu spécifiquement pour la réalité virtuelle et augmentée, sera cloturé le 30 juin 2021. Il avait été lancé en novembre 2017 avec l'ambition de devenir la plateforme de référence pour les objets 3D, comme YouTube l'est pour la vidéo ou Flickr le fut pour la photo.

Google tentait alors de se positionner en concurrent de Facebook sur le marché de la réalité virtuelle, aussi bien sur le plan hardware avec l'initiative Daydream que sur celui du software avec des logiciels de création 3D comme Tilt Brush (via le rachat de Skillman & Hackett en 2015) et Google Blocks, mais aussi l'acquisition du studio Owlchemy Labs.

Un réveil douloureux
Mais le rêve Daydream aura été fugace et les moyens alloués aux autres projets n'ont jamais été bien importants. Désormais, Google réduit progressivement la voilure de ses projets AR/VR, et a déjà fermé notamment Google Spotlight Stories et la plateforme de vidéo 360° Google Jump.

Google Poly a bien bénéficié de plugins permettant d'importer et d'exporter du contenu depuis Blender ou certaines applications Autodesk, mais il ne s'est jamais imposé comme un concurrent sérieux de Sketchfab, start-up leader du secteur fondée par trois Français. Même constat pour Remix3D, plateforme similaire de Microsoft qui a aussi fermé sans avoir su marquer les esprits.

Ce manque de conviction de la part de Google, que l'on retrouve dans un nombre assez impressionnant de produits laissés à l'abandon, n'augure rien de bon pour ses derniers grands projets en date, à commencer par Google Stadia.

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