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La PME Cyrès quadrille Wikipédia

A quelques jours du salon Big Data des 1er et 2 avril prochains, Cyrès vient de lancer Wikitrends, une application qui exploite les quelque 21 téraoctets de statistiques sur les visiteurs de Wikipédia pour déterminer leurs centres d’intérêt à l’heure près.
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La PME Cyrès quadrille Wikipédia
La PME Cyrès quadrille Wikipédia

Propulsée par son socle "cloudkeeper", Wikitrends est la nouvelle application développée par Ingensi, filiale big data de Cyrès, une PME de 46 salariés présidée par Guillaume Ponsard.

Son objectif : déterminer à l’heure près les tendances et les centres d’intérêt des internautes à travers leurs recherches sur Wikipédia. Cela impose de scruter, d’analyser et de restituer en temps réel les quelque 21 téraoctets de statistiques utilisateurs (les "logs") fournis par l’encyclopédie en ligne. Associée à Dell et Intel, la PME en fera la démonstration début avril à l'occasion d'ateliers.

Présente à Tours (Indre-et-Loire) et Paris, Cyrès possède trois datacenters sous la marque Hosteam. Peu d'entreprises disposent des moyens techniques et humains de filtrer, agréger et valoriser la masse de données échangées chaque jour. "Nous avons identifié des besoins chez nos clients, notamment dans le secteur bancassurance", résume Guillaume Ponsard, qui vient de prendre un cap ambitieux en créant une filiale dédiée. Nom de baptême : Ingensi, traduction latine d'"énorme". Elle est issue d'un partenariat R&D avec l'américain Dell, le constructeur automobile Renault et un laboratoire d’informatique de l'université de Tours.

Cyrès se pose comme alternative aux solutions des géants comme Google ou Amazon grâce à ce projet d'une puissance de calcul équivalente à 1000-cœurs machines. "Alors qu'elles sont sauvegardées, nécessitant des ressources en stockage, 80 % des informations ne sont pas structurées, 95 % ne sont pas exploitées", détaille Christophe Cerqueira, directeur d'Ingensi.

Aidée par l'Europe, la société investit 2 millions d’euros sur trois ans. Un chiffre à mettre en perspective avec son chiffre d'affaires : 2,9 millions en 2012 et près de 3,5 millions en 2013.

Stéphane Frachet

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