La PME française Microwave Vision invente un scanner pour les avions

Pour tester les performances des dizaines d’antennes d’un avion, cette grande arche de 6 mètres de diamètre, mobile et pilotée par un robot, ausculte l’appareil sous toutes les coutures sans qu’il y ait besoin de le déplacer. Cet instrument unique au monde est lancé par la PME française Microwave Vision.

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Pour la navigation de l’appareil et tous ses échanges avec le sol, les avions civils et militaires sont truffés d’antennes qui émettent des ondes électromagnétiques. Pour tester leurs performances, les industriels peuvent les démonter pour les tester séparément dans une chambre anéchoïque, ce qui risque d’être peu représentatif, ou bien déplacer l’avion pendant les mesures afin de tester toutes les parties de l’avion qui comportent des antennes.

Le système Starbot 4 300, développé par Microwave Vision, propose de faire l’inverse : faire tourner l’instrument autour de l’avion. Le détecteur est une arche de 6 mètres de diamètre, pilotée par un robot, le tout placé sur une plateforme mobile. "Le projet comportait de nombreux défis, comme de faire un réseau de capteurs de moins de 500 kilos, ou encore d’assurer ses déplacements avec une précision du dixième de millimètre. Nous avons tout développé nous-mêmes", souligne Philippe Garreau, président de l’entreprise. Une fois en place et fixée au sol par quatre stabilisateurs, la plateforme peut pivoter horizontalement. Un bras robotisé amène l’arche à la position voulue. Le réseau de capteurs glisse à l’intérieur de l’arche, et celle-ci tourne sur un axe, ce qui permet de balayer une portion de sphère autour de l’antenne à mesurer.

L’idée avait germé dès 2002, et il a donc fallu dix ans pour qu’elle se transforme en réalité. L’instrument a été pensé au départ pour les applications militaires - en prenant le cas de l’Eurofighter. Microwave Vision espère le vendre à des constructeurs aéronautiques, mais aussi à des opérationnels (compagnies aériennes, armées de l’air), qui souhaitent faire des mesures sur site. Les premières négociations engagées sont en Chine et aux Etats-Unis. Rien d’étonnant pour une PME qui réalise déjà 90% de ses ventes (46 millions d’euros en 2012) à l’étranger.

Thierry Lucas

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