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La protection de la vie privée sera la caractéristique la plus importante de l'e-euro, d'après la BCE

Étude Qu'attendent les Européens, particuliers comme professionnels, d'un euro numérique ? C'est sur cette question que s'est penchée la Banque centrale européenne dans un sondage dont les résultats viennent de tomber. La majorité des 8200 participants désigne la protection de la vie privée comme l'élément majeur à prendre en compte dans la mise en place d'une monnaie numérique publique. La simplicité d'utilisation et la gratuité sont également citées.
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La protection de la vie privée sera la caractéristique la plus importante de l'e-euro, d'après la BCE
La protection de la vie privée sera la caractéristique la plus importante de l'e-euro, d'après la BCE © Hans/Pixabay

La Banque centrale européenne (BCE) présente ce mercredi 14 avril les résultats de sa consultation publique sur l'euro numérique, lancée le 12 octobre dernier et achevée le 12 janvier 2021.

Au total, 8200 personnes ont pris part à ce sondage, ce qui constitue, d'après la BCE, une "participation record". 94% des participants sont des particuliers, dont 47% proviennent d'Allemagne contre 11% de France. Les autres sont des professionnels, notamment des banques, des prestataires de services de paiement, des commerçants et des entreprises technologiques.

Protéger les données personnelles
La protection de la vie privée se place en première position des préoccupations des Européens sur la mise en place d'un euro numérique. Une inquiétude légitime s'agissant de données particulièrement sensibles pouvant révéler de nombreux indices sur le train de vie d'une personne.

Concernant la sécurité, thème placé en deuxième position, les répondants se disent favorables à des exigences fortes visant à lutter contre les activités illégales. Ils estiment aussi que l'e-euro doit être facilement accessible dans et en dehors de la zone euro. Il devrait ainsi être intégré dans les systèmes bancaires et de paiement existants pour éviter toute complexité inutile. De plus, le recours à cette monnaie numérique ne doit pas engendrer de coûts supplémentaires.

Intégré dans une carte ou un smartphone
A travers son sondage, l'institution financière explique avoir reçu de nombreuses suggestions sur la mise en œuvre technique de l'euro numérique. Un quart des particuliers plébiscite par exemple un système par carte ou un "élément" intégré dans les smartphones. 

La BCE promet de prendre en compte l'ensemble de ces remarques pour s'assurer que l'e-euro répond aux attentes des Européens, condition sine qua none à son succès, d'après Fabio Panetta, membre du directoire de l'organisme.

Un e-euro d'ici 5 ans 
D'ici quelques semaines, le Conseil des gouverneurs, principal organe de décision de la BCE, devra décider de l'opportunité de lance une phase formelle d'examen de l'introduction d'un euro numérique. Si le "oui" l'emporte, il faudra 5 ans maximum pour que le système soit mis en place, d'après Christine Lagarde, la directrice générale de l'institution européenne. 

Les expérimentations de monnaie digitales publiques se multiplient. En février 2020, la banque centrale de Suède a lancé un projet pilote en partenariat avec le cabinet de conseil Accenture. La Banque de France est à l'origine d'une expérimentation similaire

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