Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La Silicon Valley, plus grande fan des compétences numériques françaises

L’association While42 San Francisco, qui réunit les ingénieurs high-tech français de la région, est obligée de limiter les inscriptions à ses évènements de réseautage. Un signe de l’appétence de la Silicon Valley pour les compétences numériques made in France, qui ne trompe pas.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La Silicon Valley, plus grande fan des compétences numériques françaises
La Silicon Valley, plus grande fan des compétences numériques françaises

C'était le 5 septembre, dans les locaux de Google, à San Francisco. Quelque 80 ingénieurs informatiques français installés - ou près de s’installer - dans la Silicon Valley étaient réunis. Ils sont en Californie depuis 15 ans, 10 ans, 2 ans, 6 mois ou quelques jours tout juste… Ils sont diplômés de Polytechnique, de l’Epita, d’Epitech, de l’EISTI… Ils travaillent dans des start-up, à la Nasa, chez Google, chez Linkedin, Facebook, dans les équipes du Kindle d’Amazon, chez Sony, dans un laboratoire de l’opérateur télécoms coréen KT… Certains ont même créé leur entreprise. Ils sont réunis à l’initiative de While42 San Francisco, l’association des ingénieurs high-tech français de la région, pour s’adonner à du réseautage actif. La consule de France en Californie fraichement nommée etait là aussi.

S’il est difficile de recenser exactement les ingénieurs français de la Silicon Valley, ce rendez-vous régulier pour lequel While42 est contraint de limiter les inscriptions, en donne une petite idée. Quelques vétérans sont de la partie, mais la plupart sont venus chercher l’aventure récemment. Et ils ont tous trouvé une entreprise pour les recruter. Les plus anciens confirment : les formations françaises ont toujours été très prisées dans la région, mais elles le semblent encore plus depuis un ou deux ans.

La formation "made in France"

Chinois et Indiens sont les communautés les plus importantes dans l’industrie high-tech de la région, mais il semblerait que les Français soient les Européens les mieux représentés. Et dans des entreprises où les compétences ont bien plus d’importance que le diplôme - ce dernier est même rarement pris en compte - la formation made in France, en mathématiques et en informatique en particulier, fait bel et bien ses preuves. Les ingénieurs français résistent à la douzaine d’entretiens d’embauche obligatoires, mais surtout ils démontrent leur expertise lors des tests de codage et autres hackatons qui tiennent lieu d’évaluation de leurs compétences. Tous les observateurs le confirment. Aaron Levie, PDG et fondateur de l’éditeur de cloud californien Box, le premier : "dès la création de Box, il y a 10 ans, j’ai embauché plusieurs Français, raconte-t-il, énonçant un à un leurs prénoms. Ils viennent entre autres de Polytechnique et ont d’incroyables compétences informatiques, de très haut niveau.

Lire notre enquête : Dans la Silicon Valley, les DRH s'arrachent les cheveux

Dans le creuset mondial du numérique, la pénurie de talents est un sujet quotidien et les patrons du secteur se disputent les meilleurs de la planète. "Ici, tout le monde recrute, résume Sylvain Kalache, co-fondateur de While42 San Francisco. Et c’est comme à Hollywood, tout le monde peut au moins obtenir un petit rôle." Et les Français ont toutes leurs chances.

Emmanuelle Delsol, à San Francisco

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale