Services aux usagers, maintenance prédictive... La SNCF fait le point sur sa transformation digitale

La SNCF ouvre une nouvelle Maison du Digital à Lille, la cinquième du genre. L'occasion pour l'entreprise de faire le point sur sa transformation digitale et de présenter les projets en cours.

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Services aux usagers, maintenance prédictive... La SNCF fait le point sur sa transformation digitale

Depuis 2016, la SNCF appuie sa transformation digitale sur les "574", des centres d'innovation numérique ouverts. Après Saint-Denis, Toulouse, Nantes et Lyon, la cinquième de ces "maisons du digital" vient d'ouvrir à Lille, sur le site du technicentre d'Hellemmes. C'était l'occasion pour l'entreprise, ce mercredi 29 août 2018, de faire le point sur l'évolution de ses services numériques, à destination des usagers, mais aussi à vocation industrielle.


"La transformation digitale nous motive et nous anime depuis des années, affirme le directeur régional pour les Hauts-de-France, Frédéric Guichard. Dès 2000, nous lancions le site Voyages-SNCF.com, le point de départ de cette transformation, permettant d'acheter des billets de train en ligne."


Des innovations pour une meilleure expérience clienT

Aujourd'hui, l'heure est au Big Data : la SNCF multiplie les sources de données pour optimiser sa maintenance, le trafic et l'information aux voyageurs. Ainsi, l'application SNCF, qui affiche 10,8 millions de téléchargements, est une source de données importante. Lorsque les utilisateurs, acceptent d'être géolocalisés, le système est capable d'analyser la répartition des voyageurs dans les villes aux alentours de leur gare d'arrivée, ou l'impact des conditions climatiques sur leur mobilité.

L'application sert en même temps de canal d'information personnalisé en fonction des habitudes des voyageurs. Ainsi, fin octobre 2018, une nouvelle fonction identifiera les trains pris régulièrement par les usagers afin de leur proposer automatiquement de s'abonner au fil d'information correspondant.


Parmi les innovations à destination du grand public, la SNCF s'apprête également à expérimenter à partir de septembre, en Île-de-France, le paiement et l'usage sans contact de titres de transport sur téléphone mobile. "Cela a nécessité un travail de standardisation, afin de rendre le service compatible avec les différents services de validation", explique Jade Valliès, directrice de ce programme. Basé sur la technologie NFC, ce système nécessite un téléphone sous Android doté d'une carte SIM compatible, et sera dans un premier temps ouvert uniquement sur inscription.

Drones, lunettes connectées, Lidar… au service de la maintenance

Les expériences et nouveaux services se trouvent également en interne. La transformation digitale se matérialise notamment par l'usage de drones pour l'inspection visuelle des wagons, adoptés depuis un an au technicentre d'Hellemmes. La maintenance y est aussi facilitée par l'utilisation de lunettes connectées, permettant à des experts de guider à distance des opérateurs au cours de manœuvres dont ils n'ont pas l'habitude.

À ces nouveaux outils s'ajoutent de nombreux systèmes de collecte de données, afin d'évaluer l'état des trains ou des voies dans une démarche de maintenance prédictive. Ainsi, un système de lidar embarqué sur les trains permet d'obtenir une reconstitution en 3D des voies. Celle-ci participe à la construction d'un "jumeau numérique" du réseau, contenant également des informations sur ses composants et leur fonctionnement.


Le programme Vibrato, lui, consiste à enregistrer les vibrations d'un train à partir du smartphone du conducteur. Cette application, qui a fait ses preuves au cours d'une expérimentation de six mois, permet de détecter et faire remonter des anomalies en vue d'alimenter le système de maintenance prédictive.


L'open data au coeur de la stratégie digitale de la SNCF

"Nous avons mis en place des dizaines d'expériences comme celle-ci, indique Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau. Toutes participent d'une transformation industrielle en profondeur, en vue d'un saut de performance en termes de maintenance et de gestion de la circulation des trains."

Tout cela s'inscrit dans un cadre d'ouverture des données, a rappelé Patrick Jeantet. En effet, à travers des interfaces de programmation (API) ouvertes à ses partenaires, la SNCF met à disposition 215 sources de données. Les 574 ont vocation à faire vivre ces partenariats, auprès de grands groupes aussi bien que de start-ups. Dans ce cadre, la nouvelle maison du digital lilloise sera spécifiquement consacrée aux applications industrielles.

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