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La SNCF lance Additive4Rail pour optimiser la maintenance des trains grâce à l'impression 3D

Accompagnée par l'école Centrale de Nantes et deux entreprises spécialisées, la SNCF lance "Additive4Rail" pour accélérer l'industrialisation des technologies de fabrication additive industrielle afin d'optimiser la maintenance des trains. Le projet bénéficie d'un financement public de 10,7 millions d'euros sur quatre ans. Une chaîne de production va être installée à Saintes en Charente-Maritime. 
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La SNCF lance Additive4Rail pour optimiser la maintenance des trains grâce à l'impression 3D
La SNCF lance Additive4Rail pour optimiser la maintenance des trains grâce à l'impression 3D © SNCF

La SNCF, l'école Centrale de Nantes, VLM Robotics, un fabricant de cellules agiles robotisées, et 4D Pioneers, une start-up spécialisée dans la production de pièces industrielles, lancent ce 5 avril le consortium "Additive4Rail". L'objectif est d'accélérer l'industrialisation des technologies d'impression 3D afin d'optimiser la maintenance des trains et de diminuer ses coûts.

Réduire les délais 
Comme le note les participants, les atouts de la fabrication additive industrielle sont nombreux. Les délais de prototypage, d'outillage et d'approvisionnement sont largement réduits. Ce qui ouvre la porte à "une meilleure disponibilité des trains pour l'exploitation". Cette méthode de fabrication devrait aussi permettre de réduire les stocks de pièces de rechange. Actuellement, la maintenance des trains compte 150 000 références, dont de nombreuses petites séries. Elle ouvre également la voie à des nouvelles perspectives pour améliorer les composants, les personnaliser et les rendre plus fiables, légers ou silencieux que les originaux.

En pratique, le consortium va installer une chaîne de production de 150 mètres carrés à Saintes en Charente-Maritime, sur l'un des sites du Technicentre industriel SNCF Charente-Périgord, pour fabriquer et réparer des pièces métalliques et polymères. Dès le mois d’avril 2022, une équipe dédiée de trois personnes va y multiplier les tests sur les matériaux et les machines développées par 4DPioneers, VLM Robotics et la Centrale de Nantes.

Les procédés par “dépôt de filament thermoplastique” (Fused Deposition Modelling) et par "dépôt de fil métallique" (Wire Arc Additive Manufacturing) seront particulièrement étudiés pour fabriquer et certifier des pièces mécaniques qui seront montées sur des trains en exploitation. Des "démonstrateurs ferroviaires" seront également réalisés, dont le bogie d'un train (le chariot placé sous le train).

Un financement public de 10,7 millions d'euros
Les participants bénéficient du soutien des pouvoirs publics via l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) lancé en 2021 par le Comité d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation Ferroviaires (CORIFER) pour améliorer la performance, l’exploitation et la maintenance des trains et du réseau ferré et sont soutenus via le Programme d’Investissements d’Avenir PIA4 et France 2030. Additive4Rail bénéficie ainsi d'un investissement de 10,7 millions d'euros sur quatre ans : 4,8 millions pour la SNCF, 2,7 millions pour Centrale Nantes, 2,4 millions pour VLM Robotics et 890 000 euros 4D Pioneers.

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