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La société Cambridge Analytica obligée de fermer définitivement après le scandale Facebook

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La société Cambridge Analytica, au cœur du scandale sur la protection des données de Facebook, met la clé sous la porte.

La société Cambridge Analytica obligée de fermer définitivement après le scandale Facebook
Facebook et la société d'analyse de données Cambridge Analytica sont visés par une plainte aux Etats-Unis pour avoir obtenu sans permission des informations relatives à 50 millions d'utilisateurs du réseau social. /Photo prise le 23 janvier 2018/REUTERS/Yves Herman © Yves Herman

Après le mea culpa de Mark Zuckerberg devant le Congrès, c’est au tour de Cambridge Analytica de payer son utilisation des données des utilisateurs de Facebook. Et cette fois-ci, le prix est radical : la société ferme définitivement.

 

Le scandale a retenti sur plusieurs niveaux

La crise qu'a traversé Facebook (et qui n'est pas encore terminée) a impacté le réseau social à plusieurs niveaux. D'abord avec une perte de confiance de ses utilisateurs et partenaires. Face à une utilisation abusive des données de près de 50 millions de personnes à des fins de manipulation politique, des milliers de comptes ont été fermés et l’action de Facebook a chuté de 15% à Wall Street. Le coupable de cet abus est Cambridge Analytica, une petite entreprise britannique qui a récupéré ces données par le biais de tests psychologiques proposés par des pages apparemment innocentes.

 

Ces informations auraient servi à cibler de potentiels électeurs de Donald Trump en 2016 pour mieux leur proposer des publicités pour influencer leurs votes. Cambridge Analytica avait également participé à la campagne en faveur du Brexit au Royaume-Uni. Aujourd’hui, la portée judiciaire de cette affaire est réelle, et la société mère de Cambridge Analytica, SCL Elections, a été déclarée en faillite. Le même phénomène ne devrait pas tarder à toucher sa filiale.

 

Vraie sanction ou écran de fumée ?

Cambridge Analytica se défend en rappelant qu’aujourd’hui, le système de publicité sur internet fonctionne de la même manière pour tous. Utiliser les préférences des utilisateurs pour cibler des publicités, que ce soit des sites d’achat en ligne ou des publicités sur les réseaux sociaux, est une pratique très répandue et parfois même obligatoire.

 

Seul hic dans tout ça : les données récupérées par Cambridge Analytica étaient censées être confidentielles et ne devaient être utilisées que dans le cadre de recherches universitaires, tel que stipulé par Facebook dans ses conditions générales d'utilisation. Cambridge Analytica était donc en situation irrégulière, et ses relations politiques troubles ne jouent pas non plus en sa faveur. Autant d'éléments qui ont eu raison de l'entreprise.

 

Reste cependant à savoir si son CEO, Alexander Nix, subira vraiment les conséquences de l'opération. Il a en effet été nommé directeur d'Emerdata en janvier 2018, une nouvelle entreprise d'analyse de données fondées par les dirigeants de SCL Elections et financée par Robert Mercer, milliardaire américain dont les fonds alimentaient déjà Cambridge Analytica. La plupart des personnes clé employées par Cambridge Analytica, comme son CTO, l'y ont rejoint depuis.

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