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La start-up allemande Wonder lève 11 millions d'euros pour sa plateforme événementielle en ligne

Levée de fonds Vu ailleurs A contre-courant des solutions existantes, la start-up berlinoise Wonder se concentre sur l’amélioration des interactions en ligne dans le cadre professionnel. Sa plateforme a déjà séduit la Nasa, SAP, Deloitte et l’université Harvard.
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La start-up allemande Wonder lève 11 millions d'euros pour sa plateforme événementielle en ligne
La start-up allemande Wonder lève 11 millions d'euros pour sa plateforme événementielle en ligne © Wonder

Le marché de l’événementiel en ligne décolle, comme en témoignent de très nombreuses levées de fonds, dont celle de la start-up allemande Wonder. Annoncé ce lundi 7 décembre, ce cycle de financement en amorçage de 11 millions d’euros a été dirigé par EQT Ventures, avec la participation de BlueYard Capital. La start-up, basée à Berlin utilisera ces fonds pour poursuivre le développement de sa plateforme de conférence et réunion en ligne.

Reproduire les interactions du monde réel
Wonder n’est pas une énième plateforme de communication en ligne. Fondée en avril dernier sous le nom de Yotribe, elle vise plutôt à améliorer les événements virtuels, notamment professionnels. Wonder propose de faciliter les interactions en proposant des fonctionnalités assez basiques, comme des espaces de discussion dédiées. Sa particularité est d’utiliser une interface qui permet aux utilisateurs de choisir leur interlocuteur et se déplacer (via un avatar) au sein d’une salle virtuelle.

Stéphane Roux, Leonard Witteler et Pascal Steck, les fondateurs de Wonder, sont partis du constat que les réunions en ligne sont organisées de manière descendante. L’organisateur est maître de la réunion, ne laissant que peu de marge de manœuvre aux invités qui ne peuvent pas interagir entre eux, sans compter que cette configuration limite selon la start-up la spontanéité. La solution de Wonder ambitionne donc de reproduire les signaux que des personnes dans le cadre d’une réunion "physique" émettraient en temps normal. Par exemple, lorsqu’un participant veut prendre la parole, il lui suffit de diriger son "nez" (un petit point situé devant l’avatar) vers une personne ou un groupe, et l'autre personne ou groupe peut répondre en faisant la même chose.

Une autre fonctionnalité permet de s’approcher lentement d’une personne ou d’un groupe, comme on le ferait lors d’une session de networking, et de partir discrètement si la discussion du groupe n’est pas pertinente pour l’utilisateur. L’idée est de proposer une gamme d’outils adaptés aux interactions professionnelles, notamment les réunions.

Un marché en pleine ébullition
Wonder précise avoir conquis des clients comme NASA, SAP et Deloitte, ainsi que la faculté d’Harvard. Elle revendique en tout 20 0000 utilisateurs et une croissance de 30% hebdomadaire depuis le lancement en avril de la version bêta. Elle est pour le moment entièrement gratuite mais pourrait basculer en payant à la mi-2021, rapporte VentureBeat.

Comme de nombreux autres secteurs, la communication et le marché de la visioconférence est en pleine mutation. D’abord à l’arrêt du fait des premières mesures de confinement et des annulations en séries de manifestations accueillant du public, il a vu éclore un certain nombre de solutions destinées à faciliter leur tenue virtuellement. Hopin au Royaume-Uni, Run The World, Hubilo et Bizzabo aux Etats-Unis, ainsi que la société indienne Airmeet sont également en pleine phase d’accélération.

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