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La start-up bretonne Steeple confirme sa dynamique de croissance

Depuis 2017, la pépite rennaise déploie une solution pour digitaliser le tableau d’affichage en entreprises. Une solution de communication interne qui séduit de plus en plus en France et désormais en Europe.
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La start-up bretonne Steeple confirme sa dynamique de croissance
Jean-Baptiste de Bel Air, le dirigeant de Steeple. © Steeple

Covid oblige, Steeple a du revoir en 2020 ses projets à l’international. Pour autant, la start-up rennaise signe un nouvel exercice en croissance, confirmant sa progression sur le marché français. Elle vient de clore son exercice 2020 sur une progression de 42%. En 2019, elle avait atteint un chiffre d’affaires facturé de 2 millions d'euros, doublant déjà son activité par rapport à 2018.

Aujourd’hui, Steeple fait état d’un portefeuille de 500 clients, contre 300 en mars 2020. Cette progression devrait se poursuivre sur l’année 2021. Steeple vient notamment de signer un accord-cadre avec le réseau Système U : les magasins qui le souhaitent peuvent désormais déployer la solution Steeple. Ils sont 45 à ce jour à l’utiliser. Fondé en 2017, Steeple a développé une plateforme web et mobile accessible à tous via des écrans tactiles, permettant ainsi de digitaliser les tableaux d’affichages traditionnels.

Celle-ci a été refondue graphiquement et techniquement début 2020, une version concrétisant deux années de R&D. La start-up fonde son modèle économique sur un abonnement récurrent, en fonction du nombre d’utilisateurs. Elle cible des entreprises de toutes tailles, souvent multi-sites, et de tous secteurs avec des références dans la banque, l’agroalimentaire, l’industrie, les transports ou encore le BTP.

Une expérimentation au Canada impactée par la crise sanitaire
Courant 2019, Steeple avait démarré de premières démarches à l’export, suivant les implantations de ses clients français avec une plateforme d’ores et déjà multilingue. Présente au CES en 2020, la start-up comptait réellement engager un développement hors de France en 2020, à commencer par le Québec où un bureau avait été ouvert en début d’année avec un country-manager sur place. Mais ces projets et cette stratégie avaient été initiés dans un autre contexte sanitaire et économique.

Jean-Baptiste de Bel Air, le président de Steeple a fait le choix de suspendre cette initiative à l’automne dernier après huit mois d’activité. "Après une formation à Rennes, notre country-manager a rejoint le Canada la veille de la fermeture des frontières et du confinement. Même intégré à un écosystème, tester le marché nord-américain et lancer une activité sans possibilité de se déplacer reste compliqué. Et de surcroit sur un marché comme le Canada qui ne bénéficie plus du plein-emploi, comme auparavant."

Des premiers contrats en Espagne
Pour autant, la start-up n’a pas renié sur ses ambitions à l’international, en se concentrant sur l’Europe. Elle a engagé, à distance depuis Rennes, avec une équipe dédiée de trois personnes trilingues, une prospection sur le marché espagnol. "Le marché y est similaire, voir peut-être même plus favorable sur certains aspects. Et nous bénéficions de l’implantation de certains de nos clients français sur ce territoire." De premiers contrats ont déjà été signés dans l’industrie et le secteur pharmaceutique.

Jean-Baptiste de Bel Air se laisse "un an pour atteindre la rentabilité sur le marché espagnol." Le dirigeant entend se fonder sur les retours de l’Espagne pour envisager d’autres développements en Europe avec l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore les pays scandinaves en ligne de mire. Dans l’intervalle, Steeple va continuer à renforcer ses équipes à Rennes où l’entreprise est passée déjà passée de 15 à 43 salariés en un an. Une dizaine de postes sont ouvert actuellement, une trentaine le sera en 2021.

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