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La start-up Copeeks aide les agriculteurs à monitorer les productions végétales et animales

Sur le marché de l’agriculture de précision, Copeeks propose un boîtier intelligent capable de monitorer des parcelles végétales tout comme des bâtiments d'élevage.
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La start-up Copeeks aide les agriculteurs à monitorer les productions végétales et animales
La start-up Copeeks aide les agriculteurs à monitorer les productions végétales et animales © Copeeks

Cinq ans après sa création, la start-up de Lannion a trouvé son marché et son modèle. Ingénieur R&D chez Orange pendant une vingtaine d’années, Gwenaël Le Lay a développé une solution tout en un qui permet à distance de monitorer les surfaces de cultures et les bâtiments d'élevage.

L’offre repose sur le Peek, un boitier autonome doté d’une caméra HD et de plusieurs capteurs relevant des données d’ambiance et d’environnement – température, humidité, pression atmosphérique, stress hydrique…  – en intérieur comme en extérieur. "Le tout est synchronisé sur une plateforme sécurisée. L’analyse intelligente des différentes données collectées permet d’obtenir une synthèse de l’état d’un champ, de détecter l’apparition d’une maladie sur un végétal ou le comportement anormal d’un animal", détaille Gwenaël Le Lay, associé à Léo Richer au sein de Copeeks.

Une activité rentable
S’ils sont attentifs aux technologies de ce type, Copeeks ne commercialise pas directement sa solution aux agriculteurs. La start-up cible coopératives agricoles, les sociétés de conseils ou les structures qui se déploient sur le marché de la santé, de la nutrition et de la production animale pour leurs propres activités ou prestations de services. Gwenaël Le Lay évoque aujourd’hui une centaine de clients, principalement sur le marché français.
 


De premiers installations ont été réalisées en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Des partenariats sont en cours de signature en Algérie et en Tunisie pour envisager un déploiement de la solution sur ces territoires. L’activité que génère Copeeks lui permet sur son exercice 2020 d’atteindre l’équilibre avec un chiffre d’affaires de 350 000 euros, contre 200 000 euros sur 2019. Attaché à une croissance maitrisée, Gwenaël Le Lay prévoit deux recrutements dans les six mois pour compléter l’équipe de cinq salariés. Pour accompagner

Une offre de services avec Tell élevage
En parallèle de son développement en propre, la start-up a noué, courant 2020, une première collaboration avec une autre entreprise bretonne de l’agritech : Tell élevage à Saint-Evarzec dans le Finistère. La start-up a développé une solution sur tablette pour digitaliser les diagnostics techniques au sein des bâtiments d’élevages. "L’objectif est d’aider les éleveurs, organisations de producteurs ou équipementiers dans leurs démarches d’amélioration continue par la mise en place d’un plan d’action", résume Jean-Luc Martin qui a lancé Tell élevage en 2018.

Les premiers tests réalisés dans deux élevages de volailles durant l’été 2020 viennent d’aboutir sur le lancement d’une offre commune. Concrètement, les diagnostics initiaux réalisés par Tell sont enrichis et actualisés en permanence par les données et l’analyse issue de la solution de Copeeks. "Les améliorations mises en œuvre sont supervisées sur trois lots de production. Avec une obligation de résultats. Cette offre de services est donc différenciant par rapport à ce qui se fait traditionnellement sur le marché", précise Gwenaël Le Lay. Six contrats ont déjà été signés sur cette offre que les deux partenaires envisagent déjà de déployer hors de France, notamment au Maghreb.

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