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La start-up CrowdSec lève 4 millions d'euros pour déployer son firewall communautaire

Levée de fonds CrowdSec édite un logiciel open source visant à identifier et partager les adresses IP malveillantes. Ce firewall communautaire est actuellement gratuit et disponible dans plus de 90 pays dont la France. Grâce à une levée de 4 millions d'euros, CrowdSec souhaite déployer et enrichir sa solution. D'ici 18 mois, son équipe devrait s'étoffer de plusieurs dizaines de personnes.
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La start-up CrowdSec lève 4 millions d'euros pour déployer son firewall communautaire
La start-up CrowdSec lève 4 millions d'euros pour déployer son firewall communautaire © CrowdSec

La start-up parisienne CrowdSec annonce ce mercredi 5 mai une nouvelle levée de fonds de 4 millions d'euros. Le tour de table a été mené par le fonds d'investissement Breega. 

Il s'agit de la deuxième levée de fonds pour CrowdSec. La première, d'un montant de 1,5 million d'euros, a eu lieu en novembre 2020 et a été menée par Reflexion Capital. 

Ces nouveaux fonds vont être dédiés au déploiement et à l'enrichissement de la solution de cybersécurité proposée par cette jeune pousse et à de nouveaux recrutements. L'équipe devrait s'étoffer de plusieurs dizaines de personnes d'ici 18 mois. 

Un logicien d'identification des menaces 
CrowdSec a été fondé en décembre 2019 par Philippe Humeau, Thibault Koechlin et Laurent Soubrevilla. Il édite un logiciel open source d'identification et de partage des adresses IP malveillantes. Ainsi, quand une installation de CrowdSec détecte une cyberattaque, ce signalement est "contre-vérifié" et, s'il est légitime, partagé avec l'intégralité des utilisateurs afin qu'ils puissent se protéger, explique la société. 

La solution de CrowdSec se charge d'observer en temps réel ou de manière rétroactive les logs et les différentes sources de données contenant des adresses IP. A l'aide de parseurs, le comportement de chaque adresse IP est analysé. La plateforme va enrichir cette adresse IP avec des informations complémentaires, telles que son pays d'origine, puis va rechercher dans la base de données communautaires si elle a déjà été remarquée sur un autre serveur. Si la réponse est oui, elle est bloquée. 

S'il s'agit d'une nouvelle adresse IP, différents scénarios sont possibles : demander un captcha, bloquer l'accès à une zone de du site, exiger une double authentification ou effectuer un blocage. Cette adresse IP sera exportée dans la base de données CrowdSec. 

CrowdSec est ainsi capable de bloquer les scans de ports, les scan web, les attaques de mot de passe, tout comme les dénis de service applicatifs, les robots, les fraudes à la carte de crédit, parmi de nombreuses autres classes d’attaques, promet la société. 

Des offres commerciales lancées en 2021
L'outil est actuellement gratuit et est disponible dans plus de 90 pays, dont la France. Il a permis de signaler plusieurs centaines de milliers d'adresses IP comme étant dangereuses. Dans le courant de l'année 2021, la société lancera des offres commerciales. Elle est actuellement en discussion avec "de grands clients, hébergeurs, cloud makers et sociétés privées". 

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