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La start-up DessIA lève 5,5 millions d'euros pour sa plateforme low-code dédiée aux ingénieurs

Levée de fonds Quelle est la meilleure architecture de batteries électriques pour avoir le meilleur rendement et la meilleure autonomie ? Pour répondre à cette question, un ingénieur étudiera de nombreuses possibilités. Pour accélérer cette étape et réduire les coûts, DessIA a développé une plateforme pour concevoir des "bots", des sortes d'automates dopés à l'IA capables d’envisager des millions d’architectures différentes pour trouver la configuration optimale. Elle vient de boucler sa première levée de fonds d'un montant de 5,5 millions d'euros pour renforcer ses équipes commerciales, accélérer le développement et enrichir sa plateforme et conquérir le marché allemand.  
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La start-up DessIA lève 5,5 millions d'euros pour sa plateforme low-code dédiée aux ingénieurs
La start-up DessIA lève 5,5 millions d'euros pour sa plateforme low-code dédiée aux ingénieurs © DessIA

La start-up DessIA  annonce ce lundi 5 mai une levée de fonds de 5,5 millions d'euros. Le tour de table a été mené par Supernova Invest. Btov Partners, Go Capital et Bpifrance y ont également participé.

Grâce à ces nouveaux fonds, la jeune pousse implantée à Paris souhaite renforcer ses équipes commerciales, développer sa plateforme low-code et conquérir l'Europe, le marché allemand en tête. 

DessIA a été fondé en 2017 par deux anciens salariés de chez PSA, Pierre-Emmanuel Dumouchel, actuel CEO, et Steven Masfaraud, actuel CTO. Ils sont désormais 10 collaborateurs au sein de cette jeune pousse spécialisée dans l'automatisation du travail des ingénieurs. 

Créer des bots d'automatisation
La start-up propose une plateforme en mode SaaS de Generative Design basée sur de l'intelligence artificielle qui permet aux ingénieurs de concevoir "un bot" en langage Python. "C'est une sorte de compagnon virtuel qui est capable d'automatiser certaines tâches, comme tracer un réseau de câblages, trouver la meilleure architecture de batteries électriques ou encore concevoir un agencement de pièces en réduisant au maximum sa masse", détaille Pierre-Emmanuel Dumouchel à L'Usine Digitale. En d'autres termes, ces automates ont pour ambition de reproduire la façon de penser des ingénieurs.

Ce kit de développement (SDK) va être utilisé par deux types d'utilisateurs : des data scientists qui vont concevoir le "bot" puis des ingénieurs qui vont l'utiliser pour trouver la réponse optimale à une problématique précise. L'objectif est de réduire le temps de conception d'un objet, que ce soit un véhicule ou un avion, et donc le coût tout en prenant en compte l'environnement technique, commercial et normatif. 

La conception du "bot" se fait en quatre temps. "Premièrement, la plateforme aide à structurer le savoir des ingénieurs puis, à travers des workflows, le bureau d'étude doit expliquer comment il fonctionne, explique le CEO et ajoute nos algorithmes vont générer plein de solutions, de quelques milliers à quelques millions, puis les ingénieurs vont choisir la meilleure solution parmi toutes les architectures proposées."

Des partenariats avec Safran et Renault
A l'origine, c'est DessIA qui développait ces "bots" pour des clients sur des thématiques de transmission, de puissance et de câblage. Dans cette logique, deux partenariats ont été signés avec Safran Engineering Services, qui appartient au groupe Safran et est une filiale de Safran Electrical & Power, et Renault. Au total, six grandes familles de "bots" ont été créées. La conception d'un "bot" peut mettre entre une journée jusqu'à 6 mois, d'après le CEO.

Désormais, l'entreprise souhaite se tourner vers le modèle du "Bot as a Service", d'après Pierre-Emmanuel Dumouchel, dans lequel le logiciel de conception permet à ses clients de créer des "bots" de toute pièces. DessIA est actuellement en cours de déploiement dans des entreprises françaises dans les secteurs automobile, aéronautique et ferroviaire.

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