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La start-up française Jow lève 7 millions de dollars pour son application e-commerce alimentaire

Levée de fonds Déjà partenaire de cinq grandes enseignes, donc Carrefour en version beta, la start-up française Jow a annoncé ce 9 décembre un tour de table de 7 millions de dollars pour poursuivre le développement de son application qui propose des recettes personnalisées couplées à des listes de courses automatiques.
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La start-up française Jow lève 7 millions de dollars pour son application e-commerce alimentaire
La start-up française Jow lève 7 millions de dollars pour son application e-commerce alimentaire © Jow

Jow a annoncé ce 9 décembre un tour de table de 7 millions de dollars. Cette levée de fonds, dirigée par le britannique Stride.VC, réunit Caterina Fake et Jyri Engeström du fonds californien Yes VC, et Shan-Lyn Ma, co-fondatrice et PDG de Zola, plate-forme américaine dédiée au mariage. Les partenaires historiques de la jeune pousse française, DST Global et eVentures, participent également à cette opération.

 

Lancée en 2018 par Jacques-Edouard Sabatier, Antoine Maillard et Franck Maurin, l’application Jow combine recettes, recommandations et commande en ligne de produits d’épicerie. L’utilisateur choisit d’abord le commerçant à associer à sa commande. L’application fournit ensuite des contenus, comme des menus, que l’utilisateur peut personnaliser en fonction de la composition de son foyer, de ses habitudes alimentaires et du matériel de cuisine dont il dispose. Jow génère alors les recettes et remplit automatiquement le panier avec les ingrédients requis, en fonction de l’offre disponible en temps réel chez le marchand défini en amont.

 

Lever les freins des achats alimentaires en ligne

Pour ses concepteurs, la génération automatique de la liste de courses représente un gain de temps majeur pour le consommateur. "Réaliser des achats hebdomadaires en ligne peut prendre jusqu'à une heure, explique Jacques-Edouard Sabatier, co-fondateur et PDG de Jow. On perd beaucoup de temps à chercher la bonne catégorie de produit, la sous-catégorie, en faisant défiler des centaines de références, et lorsqu’on trouve enfin le produit et qu’on le met dans le panier, on recommence ce processus jusqu'à 40 fois selon le nombre d’articles. C’est une expérience horrible, sans aucune valeur ajoutée pour le client".

 

Pour le dirigeant, c’est ce processus laborieux qui freine aujourd’hui le développement du commerce alimentaire. Par ailleurs, pour réduire encore davantage le temps consacré à cette tâche, l’appli propose des recommandations de produits en fonction de l’historique d’achats, et un moteur de recommandation qui détermine la quantité nécessaire d’un produit pour une recette donnée.

 

Un positionnement hybride dans la foodtech

S’affirmant comme plus abordable que l’offre de kits de recettes proposée par Blue Apron ou Hellofresh aux Etats-Unis et plus saine que les plats livrés par Deliveroo ou Uber Eats, Jow se positionne donc sur une offre alimentaire à mi-chemin entre un site de recettes et un service de courses en ligne. Sans avoir à prendre en main l’épineuse question de la gestion des stocks et plus généralement de la logistique, qui incombe aux distributeurs partenaires.

 

En France, Jow propose à sa communauté de réaliser ses achats chez Monoprix – click&collect et en livraison à domicile – Auchan, Chronodrive et E.Leclerc, ces trois dernières enseignes ne proposant pour le moment que le retrait en magasin. Carrefour est disponible en beta sur les deux modes de retrait. Pour les retailers, Jow pourrait détenir la clé du succès pour enfin booster le commerce alimentaire en ligne qui peine à décoller en France. Selon la start-up, 75% des produits composant les paniers sont des produits alimentaires.

 

La start-up de la foodtech, qui dispose de bureaux à Paris et New York, se rémunère sur les revenus d'affiliation réalisés auprès des supermarchés. Elle avait bouclé une première levée de fonds de 1,5 million d'euros à l’automne 2018.

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