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La start-up française Tako lance une application pour héler et payer un taxi avec la même simplicité qu'Uber

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Tako est une application qui propose de héler - et de payer - un taxi depuis son smartphone. Un système rapide et peu coûteux car il s'appuie sur le principe de la "maraude électronique" et ne facture donc pas de frais d'approche.

La start-up française Tako lance une application pour héler et payer un taxi avec la même simplicité qu'Uber
La start-up française Tako lance une application pour héler et payer un taxi avec la même simplicité qu'Uber © Tako

Commander un taxi à la volée sur son smartphone ? C'est possible avec Tako, une application mobile développée par la start-up française du même nom. L'astuce de Tako est qu'elle se base sur le concept de la "maraude électronique", qui est considérée comme équivalente à lever la main dans la rue.

 

Il n'y a donc aucun frais d'approche et "le taxi arrive dans les 5 minutes", assure à L'Usine Digitale Benjamin Nabet, co-fondateur et directeur général de Tako. Autre avantage : il est possible de choisir son option de paiement au moment de la commande : en liquide et carte bancaire auprès du chauffeur, ou directement via l'application.

 

Basée sur les données de géolocalisation des taxis

Pour limiter l'attente, Tako récupère les données de géolocalisation des taxis qui sont répertoriées sur une base nationale. La start-up prend uniquement les données des chauffeurs s'étant inscrits sur son application en transmettant leurs justificatifs. L'application a été lancée fin 2016, et Tako revendique aujourd'hui 3 000 chauffeurs inscrits sur sa plate-forme à Paris et 4 000 dans l'Hexagone. Toute la difficulté pour la jeune pousse est d'arriver à avoir "suffisamment de taxis pour que les clients puissent en commander à tout instant", glisse Benjamin Nabet.

 

Quel est l'avantage de Tako ? La simplicité. "Aucune radio-taxi ne propose un service similaire de paiement dans l'application", affirme Benjamin Nabet. Un plus qui séduit aussi bien les clients que les chauffeurs car ils peuvent réaliser plus de courses. De plus, la start-up ne prélève que 90 centimes d'euros lorsque les courses sont payées via l'application, le reste de la somme est reversée au chauffeur. Mieux encore, quand le paiement se fait dans le taxi, Tako ne prend aucune part. Enfin, un autre plus pour les chauffeurs est qu'ils gardent toute leur indépendance et peuvent choisir ou non de se connecter.

 

Un algorithme pour estimer le prix de la course

Contrairement aux plates-formes de VTC, le prix ne fluctue pas en fonction de la demande. Toutefois, le prix de la course en taxi dépend du temps et du nombre de kilomètres parcourus et ne peut pas être connu à l'avance. Un problème que la start-up contourne avec son "estimateur du prix de la course", explique Benjamin Nabet. Tako a développé son propre "algorithme qui combine la tarification des taxis dans toute la France et les données de circulations disponibles sur Google Maps", ajoute-t-il. Le client peut donc avoir une estimation du prix de sa course. Et "aux heures de pointe Tako est moins cher que les VTC dans 80% des cas", assure son cofondateur.

 

"Beaucoup d'acteurs internationaux sont intéressés par Tako et le secteur du taxi en France car peu d'acteurs ont osé s'attaquer à ce marché", assure Benjamin Nabet. Mais au final, en peu de temps, Tako a réussi à convaincre un nombre assez important de chauffeurs et espère continuer à croître. Avec environ 200 000 courses de taxis à Paris dont 80% sont réalisées en maraude, le marché semble prometteur.

 

La jeune pousse qui a levé 350 000 d'euros début 2017 envisage de démarrer une deuxième levée de fonds fin novembre via la plate-forme Kriptown pour chercher entre 500 000 et 1 million d'euros. Cela lui permettra d'essayer de prendre rapidement une part de marché significative d'autant plus nécessaire que Tako envisage de proposer de nouveaux services facultatifs aux chauffeurs. Services que la start-up pourra leur facturer afin d'empocher plus d'argent que les 90 centimes récoltés par course payée via l'app.

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