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La start-up IoTerop a conçu une surcouche logicielle pour sécuriser les objets connectés

La pépite française IoTerop a conçu une brique logicielle que ses clients intègrent à leurs objets connectés pour mieux les sécuriser. Elle permet des mises à jour de sécurité régulières pour combler d'éventuelles failles avant qu'elles ne soient exploitées, et ce via une administration centralisée à distance.
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La start-up IoTerop a conçu une surcouche logicielle pour sécuriser les objets connectés
Les boîtiers de suivi de conteneurs du Français Traxens embarquent la surcouche logicielle de la start-up IoTerop. © Traxens

Elle entend s’imposer comme l’expert mondial de la sécurisation des objets connectés. La start-up française IoTerop, basée à Montpellier, a conçu un kit de développement logiciel (SDK) visant à permettre aux industriels de renforcer le chiffrement des communications. Fin octobre 2019, elle a bouclé une première levée de fonds à hauteur de 1,5 million d’euros. Une somme qu’elle a collectée auprès du fonds d’investissement parisien Breega, de la société de capital investissement Irdi-Soridec ainsi que de Frédéric Salles, PDG de Matooma, entreprise qui utilise par ailleurs sa solution.


AUCUNE INTERVENTION MANUELLE

IoTerop a été fondée en 2016 par trois anciens d’Intel qui disent "avoir pris conscience de l’opportunité qui se dessine en matière de sécurité" avec l’avènement des objets connectés. Forts de leur expérience, Hatem Oueslati, Jacques Bourhis et David Navarro ont tracé leur chemin jusque dans les consortiums de standardisation internationaux – tels que l’Open Mobile Alliance, qui se trouve derrière le protocole Lightweight M2M. "Nous transformons ces standards, abstraits par définition, en briques technologiques concrètes", indique à L’Usine Digitale Hatem Oueslati, président-directeur général d’IoTerop. Son SDK assure la mise à jour de sécurité des produits de ses clients.

 

Sa brique logicielle a, par exemple, été adoptée par le spécialiste des conteneurs intelligents Traxens. Ce dernier équipe les conteneurs de boîtiers lui permettant de faire remonter diverses informations quant à l’état des marchandises ou à leurs conditions de transport. L’entreprise gère des milliers de conteneurs, en mer pour plusieurs mois, la surcouche logicielle apportée par IoTerop assure la sécurité de ses données critiques en exploitant le protocole OSCoRe (Object Security for Constrained RESTful Environments). "Il s’agit du lien entre l’infrastructure et les objets connectés, détaille Hatem Oueslati. Si un de ces derniers paraît être compromis, les clés de sécurité changent sans action de la part de Traxens. Cela évite toute intervention manuelle." Et débouche sur une baisse des coûts d’exploitation.

 

DE GRANDES AMBITIONS POUR LES PROCHAINS MOIS

IoTerop propose aussi d’une plate-forme de gestion des flottes pour révoquer tout objet compromis, mais surtout de comprendre les divers dysfonctionnements qu’il est amené à rencontrer. Une solution interopérable et choisie notamment par l’Américain Itron, le spécialiste des appareils de mesure qui se cache derrière les compteurs Linky. Au total la jeune pousse française cumule une vingtaine de clients en Europe, en Amérique du Nord et au Japon – parmi ses autres références figurent le Français EDF, le Suédois Elvaco ou encore le Japonais Access et son opérateur télécoms NTT DoCoMo.

 

Alors que le déploiement de la 5G démarre, le nombre d’objets connectés en service est amené à se multiplier. Avec ce nouveau financement de 1,5 million d’euros, IoTerop veut "anticiper une hausse de la demande" pour ses solutions. "Nous allons non seulement poursuivre nos efforts de R&D pour rester en tête de la course à la sécurisation de l’IoT, mais également renforcer notre équipe", souligne Hatem Oueslati. La start-up devrait ainsi passer de 15 à 20 salariés d’ici à la fin 2020, avec le recrutement de commerciaux et d’experts en cybersécurité. Une dizaine de recrutements supplémentaires sont déjà envisagés pour 2021. "L’objectif est de continuer à s’internationaliser au-delà des Etats-Unis et du Japon où nous sommes déjà présents, notamment en Europe du Nord et dans la zone Asie-Pacifique", détaille le PDG. Forte d’un partenariat avec l’équipementier suédois Ericsson, avec qui elle devait se rendre au MWC avant que l’événement ne soit annulé, la jeune pousse va cibler davantage encore ses futurs clients. Des collaborations avec STMicroelectronics, Atos et Adonis sont aussi à l’ordre du jour.

 

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