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La start-up Kinvent encourage une rééducation connectée

Start-up installée à Montpellier (Hérault), Kinvent s’inscrit dans la sportech en accompagnant les kinésithérapeutes et les préparateurs physiques grâce à des outils connectés destinés à mieux encadrer les entrainements et la rééducation.
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La start-up Kinvent encourage une rééducation connectée
La start-up Kinvent encourage une rééducation connectée © Kinvent

Ingénieur en biomécanique, Athanase Kollias, président-fondateur de Kinvent, a dû passer un jour entre les mains d’un kinésithérapeute et a imaginé une solution pour aider ces professionnels avec un outil à la fois objectif et motivant pour les patients. Pour y parvenir, il s’est entouré d’électroniciens, de développeurs informatiques et de kinésithérapeutes tel que Cédric Cassou qui œuvre notamment pour l’équipe de France de rugby.

"Nous avons mis en place des capteurs qui mesurent la force, le mouvement mais aussi l’équilibre atteint par un patient ou par un sportif pour en évaluer l’impact", précise Athanase Kollias. A partir d’une première mesure, le professionnel, kinésithérapeute, coach-sportif ou entraineur, définit ensuite un programme et peut suivre les résultats en temps réel tandis que le patient visualise plus aisément ses progrès.

Un capteur pour chaque mouvement
A partir de l’application KForce, reliée au Cloud pour être partagée avec le patient, Kinvent a développé sept capteurs distincts, tous connectées par Bluetooth. Des plateformes de force se concentrent sur l’analyse biomécanique quand un autre type de plateformes mesure l’équilibre statique et dynamique dans une large gamme de mouvements tels que des squats ou des sauts. Un dynamomètre musculaire manuel fournit un retour d’information en temps réel sur smartphone ou tablette pour suivre la progression du patient concernant sa force maximale, son endurance ainsi que sa symétrie musculaire. Un dynamomètre de traction évalue lui la force isométrique.

L’application est aussi connectée à un capteur de force de la main et à un goniomètre électronique connecté dont le capteur permet l’évaluation, la surveillance et la rééducation de l’amplitude des mouvements des principales articulations du corps. Enfin, elle est réliée à un dynamomètre pneumatique qui transforme la variation de pression en une mesure de force d’écrasement, et à un dernier dynamomètre qui mesure la force de préhension pour attraper un objet avec certains membres.

"L’application KForce traduit les données biomécaniques en quelques secondes. Nous l’avons développé en interne et nous avons travaillé sur une plateforme hybride de développement afin de sortir des versions Apple et Android du produit." Avec ses outils, Athanase Kollias entend intervenir sur 80% des pathologies présentes dans les cabinets de kinésithérapie.

Une start-up en mouvement
Créée en 2017, Kinvent a réalisé une levée de fonds d’un million d’euros en 2019 et connait depuis une croissance interne avec un chiffre d’affaires en hausse de 100% en 2020 pour atteindre 1.2 million d’euros. Le dirigeant franco-grec vise désormais une croissance de 300% en 2021. Kinvent réalise 75% de ce chiffre à l’export. Après la France, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni ou la Belgique, l’entreprise se destine aux marchés allemands, chinois, coréens et américains. Kinvent a d’ailleurs ouvert une succursale à New-York en 2020 et une usine de production en Grèce pour fabriquer ses capteurs.

Alors que la start-up emploie 18 salariés, elle poursuit ses recrutements et cherche des profils de développeurs d’application et des experts de la donnée. "A terme, nous envisageons de faire appel à l’intelligence artificielle pour cibler des programmes d’entrainement adaptés à des pathologies. Nos solutions doivent rester efficaces et transparentes pour les professionnels qui les utilisent." Pour l’heure, Kinvent travaille sur un brevet autour de ses dispositifs et de son système de traitement du signal.

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