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La start-up MicroCHIPS développe une puce contraceptive télécommandée

Microchips, une start-up américaine, a développé une puce contraceptive qui pourrait être désactivée et réactivée à l'aide d'une télécommande sans fil.
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La start-up MicroCHIPS développe une puce contraceptive télécommandée
La start-up MicroCHIPS développe une puce contraceptive télécommandée

Toujours à la recherche d’une pilule contraceptive infaillible, les chercheurs pourraient s’intéresser aux travaux d’une start-up du Massachusetts, MicroCHIPS, qui  est en train de développer ce qui pourrait être l’implant contraceptif de demain.

Selon les informations de Technology Review, il s’agit d’une puce sans fil qui peut être activée et désactivée avec une télécommande et dont les doses peuvent être gérées à distance par le gynécologue, si ce dernier accepte de voir "s'auto-gérer" une partie de sa patientèle.

Par ailleurs, la puce est conçue pour durer jusqu'à 16 ans, un record par rapport aux implants contraceptifs actuels dont l’efficacité n’est plus prouvée au-delà de cinq ans. 

Un dispositif innovant et "SANS RISQUE"

La micro-puce mesure 20x20x7 mm, et peut être implantée sous la peau des fesses, des bras, ou de l'abdomen. Elle envoie quotidiennement 30 microgrammes de Lévonorgestrel, une hormone déjà utilisée dans plusieurs types de contraceptifs. 

Les doses sont préparées à l’avance dans de minuscules réservoirs fixés sur la puce, à l'intérieur du dispositif, et protégés par un joint de titane et de platine hermétique. 

Pour diffuser la dose de Lévonorgestrel quotidienne, la batterie interne va envoyer une infime décharge de courant électrique qui va, temporairement, faire fondre le joint de titane et libérer l'hormone. Et un coup de pouce sur la télécommande suffit à bloquer toute diffusion de Lévonorgestrel. MicroCHIPS assure que le dispositif ne présente aucun risque pour la santé. 

Une idée née d’une phrase prononcée par Bill Gates

Selon Robert Farra, le patron de la start-up, l’idée de cette puce serait née d’une simple phrase que Bill Gates aurait prononcé en 2012, où il se demandait s’il était possible de "contrôler des naissances à distance".

Il reste, néanmoins, du chemin à parcourir. MicroCHIPS a, d’ores et déjà, déposé une demande auprès de la Food and Drug Administration, pour valider sa trouvaille et les dirigeants de la start-up se penchent désormais sur un procédé de cryptage des données transmises par les puces. MicroCHIPS espère une mise sur le marché de l’implant en 2018. 

Wassinia Zirar

 

 

 

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