Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

La start-up nantaise JHO lève deux millions d'euros pour accélérer sa croissance

Levée de fonds Désormais accompagnée par Founders Future, JHO est une Digitally Native Vertical Brand (DNVB), c'est-à-dire qu'elle gère toute sa chaîne de fabrication et distribue elle-même ses produits, uniquement via Internet. Avec ces deux millions d'euros, elle entend s’imposer sur un marché en pleine croissance : les protections hygiéniques plus naturelles en coton bio.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

La start-up nantaise JHO lève deux millions d'euros pour accélérer sa croissance
JHO va continuer à étoffer sa gamme pour couvrir les besoins des femmes de tous âges. © Constance Viot

Deux ans après son lancement commercial, JHO - pour Juste et Honnête - vient de boucler une opération en série A d’un montant d’1,5 million d'euros. Ce tour de table est principalement mené par Founders Future, lancé en 2019 par Marc Menasé. Cofondateur de France Digital, l’entrepreneur a déjà, par le passé, investi dans des structures comme Nextedia, Molotov ou encore Le Petit Ballon.

"Le fonds Pays de la Loire Participation entre également au capital. Les business angels de Bambou et Imagination Machine ré-investissent aussi 100 000 euros chacun", détaille Dorothée Barth, cofondatrice de JHO avec Coline Mazeyrat à l’été 2017. Cette enveloppe d’1,5 millions d’euros est complétée d’un emprunt de 500 000 euros. Il s’agit de la deuxième opération que mène la start-up qui avait réuni 700 000 euros début 2019. Depuis sa création, elle bénéficie aussi du soutien de l’entrepreneur américain Rob Spiro, désormais installé à Nantes avec l’incubateur Imagination Machine.

2 millions d'euros de CA en 2019

Sur un marché concurrentiel trusté par les grandes marques, JHO se spécialise dans la commercialisation de produits de protection intimes 100 % bio. Pure-player, la start-up commercialise ses produits uniquement sur internet, en direct aux consommatrices, sans intermédiaires. "Nous venons de franchir le cap des 100 000 commandes, et avons atteint en 2019, un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, en ligne avec nos objectifs." Deux offres sont proposées : en livraison régulière tous les trois mois sans engagement de durée ou en livraison unique. Comme les autres DNVB – Digital Native Vertical Brands –, JHO mise principalement du marketing digital et les réseaux sociaux pour se faire connaitre des clientes.

Une marque intergénérationnelle

Aux livraisons de tampons, protège-slips ou serviettes, les consommatrices peuvent ajouter des produits complémentaires, comme des culottes menstruelles que la start-up a ajouté à sa gamme en février dernier. "Pour répondre aux besoins des clientes, nous allons encore l’étendre avec des cotons lavables et de produits de soins éco-responsables." Mais JHO entend aussi se positionner comme une marque intergénérationelle avec pour objectif de couvrir les besoins des femmes de l’adolescence à la ménopause. Après un coffret dédié aux adolescentes, la marque vient de lancer un protège-slip pour palier aux fuites urinaires.

Des opportunités en BtoB

En conservant son axe BtoC, JHO diversifie aussi sa stratégie commerciale en BtoB. Dans leurs démarches RSE, les entreprises veulent mettre à disposition de leurs salariées des protections hygiéniques. "D’abord, nous avons été sollicités par des start-ups. Mais nous livrons désormais des groupes et des universités qui s’engagent contre la précarité menstruelle", précise Dorothée Barth. JHO, qui développera à terme une plateforme BtoB, compte dans ses clients des structures comme Eram, Ubisoft, General Mills, La Sorbonne ou Paris Descartes.

Des recrutements

En 2019, la première levée de fonds avait permis à Dorothée Barth et Coline Mazeyrat de procéder à leurs premières embauches. L’équipe regroupe aujourd’hui 7 salariés. Des recrutements sont prévus pour accompagner les projets de la start-up dont l’effectif doit atteindre les 14 personnes d’ici la fin de l’année. Dans une logique solidaire, JHO reverse 1,8% de son chiffre d’affaires à des associations aidant des femmes dans des situations précaires.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media