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La start-up Side veut changer l'image du job étudiant

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Sur le marché concurrentiel de l'emploi en ligne, la start-up Side s'est spécialisée dans les missions temporaires occupées par des jeunes. Elle vient de lever cinq millions d'euros auprès d'investisseurs parmi lesquels on compte Xavier Niel. Side a développé des produits d'assurance avec Axa, car l'ambition des fondateurs est de faire en sorte qu'emploi sur Internet ne rime plus toujours avec précarité et mal payé. 

La start-up Side veut changer l'image du job étudiant
Ces jeunes femmes ont trouvé cet emploi via l'appli Side. © Side

Encore une plate-forme pour rapprocher offre et demande… de travail. Side (c’est son nom) a une spécificité : l’entreprise vient de lever 5 millions d’euros et a su convaincre des actionnaires comme Xavier Niel, le PDG de Free, ou Jacques-Antoine Granjon, celui de Vente-Privee, mais aussi Aglaë, le fonds de Bernard Arnault aux côtés des investisseurs des débuts : The Family, Connect Ventures et Fly Ventures. Comment Side a-t-il convaincu une partie du Who’s who du numérique ?

 

Une sélection en trois étapes

Side propose des missions ponctuelles, rémunérées par une facture émise par un auto-entrepreneur. Si les offres sont évidemment ouvertes à tous, le sider moyen a 23 ans et il est le plus souvent étudiant (dans 3 cas sur 4). Les offres concernent des métiers commerciaux, comme la vente en boutique, le service client ou l’événementiel. L’avantage pour les étudiants est qu’ils peuvent trouver de la souplesse en travaillant quelques heures par semaine. "Nous avons actuellement 15 000 étudiants inscrits sur la plate-forme dont le profil a été validé. Nous avons travaillé avec 600 entreprises et nous recevons en moyenne une dizaine de nouvelles missions chaque jour ", assure Gaspard Schmitt, un des cofondateurs du site. Parmi les clients, on trouve des noms comme Le Printemps, The Kooples, Zadig et Voltaire, Drivy ou Blablacar…

 

Les candidats sont qualifiés au cours d’un processus en trois étapes : d’abord un test en ligne pour vérifier les compétences (par exemple l’orthographe), réaliser des mises en situation… Seconde étape : un entretien téléphonique suivi éventuellement d’une formation spécifique qu’il faut réussir pour continuer. Ceux dont les études sont loin de ces métiers peuvent commencer par des missions moins spécialisées et acquérir au fil du temps de l’expérience qu'ils pourront compléter le cas échéant avec des formations, indique le cofondateur.

 

Une applicaiton pour les jeunes

Depuis mars 2017, une bonne partie des opérations peuvent être réalisées avec un smartphone, l’entreprise ayant mis en ligne une application. "On voit les missions disponibles, on peut y répondre, suivre des formations ad hoc. Les candidats peuvent aussi enregistrer leur RIB ou envoyer leur facture en fin de mission", détaille Gaspard Schmitt.

 

La plate-forme se rémunère en prélevant une commission sur les missions. Parmi les projets de développement de la start-up figure l’amélioration de l’outil existant afin que les clients de Side puissent suivre l’ensemble des « siders » qui travaillent pour eux. "Cela simplifiera le suivi et la facturation, mais il faut recruter de très bons développeurs", résume le cofondateur.

 

Un partenariat avec Axa

Side qui ne veut pas que les missions sur Internet soient assimilées à des petits boulots mal payés met en avant les améliorations qu’elle apporte à la condition des indépendants. Ainsi, la start-up a travaillé avec Axa pour développer une assurance responsabilité civile qui couvre les dommages causés à des tiers dans un cadre professionnel. Side aimerait aussi développer un outil de prévoyance pour garantir plus ou moins les revenus du siders qui ne pourrait pas assurer tout ou partie d’une mission à cause d'un accident ou d'une maladie… Pour résumer sa philosophie, Gaspard Schmitt parle de "proposer une nouvelle expérience de travail aux jeunes et aux entreprises."  

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