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"La technologie et l’innovation sont inséparables de la politique", Aaron Levie, le patron de Box

Entretien A l’occasion du Box World Tour à Londres le 4 avril 2017, Aaron Levie, co-fondateur et directeur général de Box, société américaine spécialisée dans le partage sécurisé des documents dans le cloud, est revenu pour l’Usine Digitale sur sa vision de la politique, de l’entreprise et sur l’importance des collaborations. 
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La technologie et l’innovation sont inséparables de la politique, Aaron Levie, le patron de Box
"La technologie et l’innovation sont inséparables de la politique", Aaron Levie, le patron de Box © Flickr - Robert Scoble

Vous vous êtes fait remarquer par des sorties très tranchées sur l’administration Trump. Dans quelle mesure la politique du président américain peut-elle être un obstacle au secteur technologique en général et à Box en particulier ?

Aaron Levie : La technologie et l’innovation sont inséparables de la politique. Des sujets tels que l’immigration, l’éducation, le codage et la confidentialité des données vont déterminer la forme de l’économie dans les prochaines années. Ces sujets sont naturellement au centre des discussions aux Etats-Unis à l’heure actuelle. Or, si nous ne prenons pas partie sur ces thématiques maintenant, cela équivaudrait à faire un trait sur l’innovation dans le futur.

 

Selon vous, les entreprises doivent aujourd’hui nécessairement passer à un modèle opérationnel digital. Comment parvenez-vous à les convaincre ?

A. L. : Dans leur grande majorité, les grandes entreprises savent qu’elles doivent évoluer. Mais pour beaucoup, la difficulté est de savoir comment passer à ce nouveau modèle. Les questions affluent : quelles technologies va-t-on utiliser ? Comment vont-elles évoluer ? Nous avons accompagné des entreprises telles que Schneider Electric ou AstraZeneca dans la totalité de leur transition digitale. Pour d’autres, la transformation est beaucoup moins avancée. Au total, nous travaillons aujourd’hui avec plus de 71 000 clients dans le monde. 64 % sont des sociétés du classement Fortune 500.

 

Dans cette transition, quel est le rôle des différents partenariats que vous avez noués avec notamment Microsoft, Google, Slack, IBM ou encore tout récemment BT ?

A. L. : Notre objectif est de travailler avec un écosystème de partenaires susceptibles d’apporter un surcroît de valeur. Dans leur grande majorité, les fournisseurs de technologie offrent un degré d’ouverture et d’interoperabilité qui n’existaient pas il y a encore cinq ans. Bien évidemment, les clients ont toujours le choix d’opter pour la plate-forme de ces vendeurs directement pour en faire le point central de leur infrastructure de collaboration et de partage. En réalité, ce choix se fait au cas pas cas. Pour les entreprises disposant d’une application lourde en contenus, les solutions de Box peuvent ainsi s’avérer logiques. En revanche, si ces entreprises possèdent déjà des plates-formes plus communicantes, des solutions comme IBM ou Slack sont peut-être plus pertinentes. Dans ce cas de figure, notre rôle sera plus étroit. Mais de façon générale, nos clients savent très bien déterminer leur centre de gravité et leurs besoins.

 

Quels sont, selon vous, les secteurs les plus porteurs ?

A. L. : Nous travaillons à l’heure actuelle avec des entreprises provenant de secteurs d’activité très variés : enseignement, médias, loisirs, collectivités locales etc… Mais c’est probablement dans le secteur pharmaceutique et dans celui des services financiers que les opportunités de croissance sont les plus importantes. Ces industries sont confrontées aux mêmes tendances digitales que la distribution et les médias. Or, elles ont pris énormément de retard dans la mise à jour de leur modèle opérationnel.

 

Quels vont être les axes de développement géographique dans les prochains mois ?

A. L. : En Europe, notre axe de développement va passer cette année par l’Allemagne mais nous allons naturellement continuer notre offensive dans les pays où nous sommes déjà implantés (ndlr : France, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas). Au niveau mondial, l’Australie, le Japon mais aussi le Canada constitueront aussi des cibles importantes.

 

Propos recueillis par Stéphanie Salti, à Londres

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