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La Valériane mise sur un distributeur de médicaments intelligent

Medtech montpelliéraine, La Valériane travaille sur THESS, ensemble comprenant un distributeur intelligent de conditionnement et délivrance de médicaments et son logiciel. Pour financer son développement, la société cherche à lever 3 millions d’euros.
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La Valériane mise sur un distributeur de médicaments intelligent
La Valériane mise sur un distributeur de médicaments intelligent © La Valériane

La délivrance des médicaments en boîtes, blisters ou piluliers à casiers "tuent directement ou indirectement des centaines de milliers de personnes tous les ans" selon l’acteur e-santé montpelliérain La Valériane, car ils sont sources d’erreurs de dispensation et par conséquent de complications graves. Pour sécuriser le conditionnement et la délivrance de médicaments - d’abord en cancérologie - l’entreprise travaille sur le distributeur THESS (THErapy Smart System).

"THESS, ce sont des capsules de conditionnement des médicaments contenant une intelligence électronique et un distributeur de médicament intelligent. Cet ensemble communique en temps réel et échange avec les logiciels de télémédecine et de télésurveillance pour sécuriser 24/7 et ajuster les doses prescrites ou les combinaisons de médicaments à prendre", explique Clément Sicard, senior product manager. L’idée est que l’établissement de santé mette en consigne le distributeur connecté chez le patient, qui a de plus en plus de chimiothérapie orale à domicile. "L’outil peut aussi permettre de récupérer les médicaments - très coûteux - non utilisés", ajoute Clément Sicard.
 


TESTÉ DANS quatre ÉTABLISSEMENTS EN 2021

 

Si le distributeur est à l’état "maquette", son logiciel éponyme est testé depuis 2020 par deux établissements français de cancérologie : l’Institut du Cancer-Avignon-Provence (présidé par Roland Sicard, fondateur de La Valériane) et l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille. Ils testeront l’ensemble distributeur-logiciel à partir de l’été 2021. La Valériane a aussi un pied aux Etats-Unis : THESS y sera testé début 2021 par deux établissements sous la supervision de son partenaire américain, le Georgia Tech Research Institute d’Atlanta.

Pour fournir les établissements testeurs, quelques unités seront mises en fabrication (chacune coûte plus de 15 000 euros). Plus globalement, les prototypes doivent prêts en grande série à l’été 2021. Le distributeur sera "made in France", fabriqué par le plasturgiste grenoblois SGH-Healthcaring et une société d’électronique de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

RECHERCHE trois millions d'euros
La Valériane présentera ses solutions à la journée "France Digitale" du 15 septembre à Paris. "Nous avons rendez-vous avec 20 investisseurs. Nous souhaitons lever 3 millions d’euros dans les mois prochains, notamment pour constituer une équipe commerciale internationale", note Clément Sicard. La Valériane vise le marché français et européen, les Etats-Unis, mais aussi l’Asie.

L’objectif, ce sont d’abord les hôpitaux et les cliniques en cancérologie, puis les pharmacies (vente de médicaments par correspondance) et les laboratoires pharmaceutiques (il faudra adapter le distributeur à leurs molécules). Fondée en 2008, la Valériane emploie 14 personnes et indique un chiffre d’affaires de près d'un million d'euros en 2019. "On espère faire aussi bien en 2020, évalue Clément Sicard. La R&D continue d’avancer et la Covid pousse à la télémédecine et la télésurveillance..."

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