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Lacroix Electronics veut être plus qu’un sous-traitant

Au-delà des services de fabrication, le quatrième sous-traitant électronique français Lacroix Electronics se déploie dans les études, la conception, le logiciel ou encore l’ingénierie. Une diversification censée conforter sa stratégie de croissance en lui ouvrant le marché des prestations globales de sous-traitance de proximité.
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Lacroix Electronics veut être plus qu’un sous-traitant
Lacroix Electronics veut être plus qu’un sous-traitant © Converteam

Lacroix Electronics ne veut plus se cantonner au rôle de fabricant électronique pour le compte de clients dans l’automobile, l’aéronautique, la défense, le médical ou la domotique. Désormais, il se présente comme un prestataire global de services pour la réalisation complète de produits électroniques, depuis les études amont jusqu’à la production, en passant par la conception, le développement logiciel, l’ingénierie système ou encore l’intégration.

"Nous voulons simplifier la tâche de donneurs d’ordre en devenant leur interlocuteur unique pour la concrétisation de leurs projets de produits de A à Z, explique François Beauxis, directeur général de la société. Ils n’ont plus ainsi besoin de s’adresser à deux prestataires différents: l’un pour la conception, l’autre pour la fabrication. "

4 usines et 5 bureaux d’études

L’objectif derrière cette diversification est de conforter la croissance du groupe nantais en s’ouvrant le marché en plein développement des prestations globales de sous-traitance de proximité. "Nous voulons ainsi nous déployer dans de nouveaux domaines et séduire des clients que nous ne pouvions pas toucher auparavant", confie François Beauxis.

Avec 2050 personnes et un chiffres d’affaires de 179 millions d’euros en 2013, Lacroix Electronics se positionne comme le dixième sous-traitant électronique en Europe et le quatrième en France, derrière AsteelFlash, Eolane et MSL Circuits. Depuis 10 ans, il affiche une croissance de 10 à 15% par an, tirée par l’augmentation du contenu électronique dans les produits, l’externalisation croissante de la production chez les gros industriels et le développement de nouveaux marchés comme celui des objets connectés. Le groupe, dont le siège se situe à Nantes, et qui dispose de quatre usines (une en France, une en Allemagne, une en Pologne et une en Tunisie), veut poursuivre sa progression en diversifiant ses prestations et en explorant de nouveaux territoires.

Une alliance avec l’ingénieriste Ausy

Lacroix Electronics dispose de cinq bureaux d’études (quatre en France et un en Allemagne) représentant au total un effectif d’environ 70 personnes. C’est peu comparé aux 200 personnes chez Eolane par exemple. C’est pourquoi il s’est s’allié en avril 2014 à l’ingénieriste Ausy, qui compte 4000 personnes dans le monde, avec une présence internationale notamment en Inde et aux Etats-Unis. " Nous réunissons nos compétences et nos forces pour répondre ensemble à la demande de gros donneurs d’ordre comme Thales, Safran ou Zodiac, explique François Beauxis. L’alliance est bénéfique aux deux parties puisque nous sommes complémentaires tant dans le métier que dans l’implantation géographique."

La preuve du made in France

En allant au-delà de la fabrication, le groupe espère aussi pousser les industriels français à relocaliser la production en France (ou du moins chez lui) en les aidant à reconcevoir leurs produits. C’est ainsi qu’il a réussi à convaincre un client à rapatrier la fabrication d’un détonateur de carrière de Chine, dans son usine française, à Saint-Pierre Montlimart.

"Nous avons réussi à en automatiser la production pour rendre sa fabrication chez nous compétitive", confie François Beauxis. Et il ne s’agit pas d’un produit à petit volume et à grande valeur, spécialité du site français. Il est fabriqué à 2 millions de pièces par an et coûte seulement 1,5 euro. Comme quoi il est possible de fabriquer en France même les produits les plus banalisés.

Ridha Loukil

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