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Lancer sa start-up, c'est comme accoucher : après, on fait parfois un "baby blues "

Ex-directeur commercial de relaxnews et de My Little Paris, Thomas Barret a décidé en 2015 de créer son entreprise. Ambition : ré-enchanter nos matins, avec sa gamme d’accessoires siglés The Morning Company. Chose peu commune, il choisit dès le début de son aventure de tenir un carnet de bord, afin de partager ses premiers pas et ses péripéties d’entrepreneur. L’Usine Digitale publie, chaque semaine, ses récits.
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Lancer sa start-up, c'est comme accoucher : après, on fait parfois un baby blues
Lancer sa start-up, c'est comme accoucher : après, on fait parfois un "baby blues " © The Morning Company

Je n’y arrive pas.

 

Pourtant j’ai mille choses à faire. Et les urgences commencent à s’amonceler. Mais chaque fois qu’une échéance s’approche, je parviens à m’auto-convaincre de la repousser. Rien n’y fait. J’ai pas envie.

 

Je ne suis pas déprimé, hein. J’ai juste un petit coup de mou. Voilà tout.

 

En fait, passée l’excitation du lancement (jeudi dernier), je suis devenu progressivement un peu amorphe. C’est pourtant contre-intuitif. Et qui plus est, le temps n’est pas à l’oisiveté : j’ai une campagne de pré-commandes à faire décoller !

 

Mais voilà, je découvre qu’un lancement, c’est comme un accouchement : après, on ressent parfois une forme de "baby blues ".

Parce qu’une fois la marque lancée, 1001 questions remontent à la surface : est-ce que ça va marcher ? Est-ce que je vais être à la hauteur ? Comment se portera le projet dans 3 semaines ? Ai-je bien fait de me lancer dans tout ça ?

 

Autant de questions que je n’avais pas le temps de me poser pendant le sprint d’avant-lancement. Et qui m’assaillent maintenant.

 

Une fois qu’on a dit ça, il faut bien constater que, surtout quand on est seul, les choses n’avancent pas toutes seules. Il faut s’y remettre. Alors j’email, je Facebook, je twitte et je prends des cafés pour mobiliser les foules et les médias, et faire monter les pré-commandes de The Morning Company sur KissKissBankBank. De toute façon, la seule façon de combattre le doute, c’est l’action.

 

Et puis, à bien y regarder, il y a plein de choses positives !

 

D’abord votre soutien et vos partages sur les réseaux sociaux, qui m’aident énormément. Pour cela, sincèrement, merci.

 

Ensuite vos premières contributions, qui font chaud au cœur (même si la route pour l’objectif idéal des 20 000€ est encore longue, très longue…).

 

Enfin, et ce n’est pas le moindre des réconfort, je passe des matinées ré-enchantées : mon petit-déjeuner est constitué de tartines dessinées (merci Kandinsky le pochoir), mon rasage prend une autre dimension avec Artaban, et me brosser les dents devient enfin un moment de plaisir (si,si) grâce à Marie-Antoinette.

 

En un mot comme en cent, The Morning Company est devant mes yeux et dans mes mains, et ça, c’est quand même un plaisir incroyable !

 

Le reste de ma semaine, en quelques chiffres :

299 partages et likes pour mon article de lancement (merci !).

23 emails sympathiques, encourageants ou constructifs (encore !).

2 siestes le week-end dernier pour rattraper le sommeil en retard.

4 jours avant la fête des pères… vous voulez une idée de cadeau ?

1 seule solution pour se remettre la pression : en boire une.

 

Très belle fin de semaine à vous, et à mercredi prochain !

Thomas Barret, néo-entrepreneur

Ce billet a également été publié sur le blog de l’auteur : The Morning Challenge

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

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3 commentaires

Annalisa
24/06/2015 14h53 - Annalisa

Si ça marche (et c'est ce que je te souhaite) ce sera génial. Si ça ne marche pas tu aura acquis une nouvelle compétence ("Ce qu'il ne faut surtout pas faire"). Good luck.

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Anne-Marie T.
18/06/2015 11h46 - Anne-Marie T.

"Néo-entrepreuneur", c'est quoi exactement? En tout cas, The morning Compagny promet! Le concept est plutôt innovant. Et si quelqu'un comme Thomas Barret, qui a travaillé dans le buisiness et le marketing chez My Little Paris, ça ne peut être que réussite!

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Thomas B
18/06/2015 12h39 - Thomas B

Merci Anne-Marie ! Que les dieux du business vous entendent :)

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