Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Le big data nouveau credo d'AccorHotels

AccorHotels mise beaucoup sur le big data : l'entreprise a des milliers de données à combiner, de multiples sources d'informations… Son chief digital officer, Vivek Badrinath explique en quoi ce virage technologique est essentiel pour le groupe hôtelier. 
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Le big data nouveau credo d'AccorHotels
Le big data nouveau credo d'AccorHotels © Accor Pullman

"En termes de quantité de données à combiner, l'hôtellerie se situe juste derrière la banque et les télécoms, mais pas tellement plus loin. Les gérants de nos hôtels administrent les réservations de 500 000 chambres, 365 jours par an. Difficile de faire ces calculs de tête! ", s'est esclamé Vivek Badrinath, le chief digital officer (CDO) du groupe AccorHotels au cours de la conférence "Big data et performance, du graal à la réalité", organisée par l'école Télécom Paris Tech le 2 octobre.

 

Pour gérer cette complexité, le groupe a décidé d'investir dans le big data. C'est l'un des huit volets de son vaste plan de transformation digitale, lancé fin octobre 2014. Le géant de l'hôtellerie compte y investir 225 millions d'euros sur 5 ans, multipliant par plus de deux ses dépenses technologiques.

 

fusionner les données de différents services

"Rendre possible un traitement global des data demande un travail qui n'est pas naturel pour des entreprises fonctionnant en silos indépendants, car il s'agit de fusionner différentes bases de données. Avec la directrice des finances du groupe, nous avons fait le pari de mettre à plat et de combiner les data sur lesquelles travaillent nos équipes financières et nos équipes de distribution", souligne le CDO. "C'était un acte de foi !"

 

 

Les jeux de données de l'entreprise sont maintenant universels. Un analyste financier et le gérant d'un hôtel à l'autre bout du monde peuvent se comprendre, grâce à ce référentiel uniforme. Accor gagne ainsi du temps.

 

difficile d'exploiter les données d'identité des clients

La société peut ainsi mieux exploiter ses données internes. Celles qui remontent de ses hôtels n'ont pas besoin d'être "nettoyées".  Chaque gérant les envoie au système central, via un module informatique uniformisé. Cela évite qu'il y a du "bruit" sur ces data, elles sont exploitables quasiment immédiatement. Mais pour les données d'identité des clients, c'est une autre affaire…

 

Ces informations difficiles à exploiter sont parfois fausses : "Certains clients ne donnent pas leur vrai nom par exemple. Nous avons aussi des problèmes d'identités multiples : la personne qui réserve n'est pas forcément celle qui paye, qui n'est pas toujours celle qui voyage… Nous arrivons à lever un peu d'ambiguïté en poussant les internautes à s'identifier via les réseaux sociaux, ou en utilisant des cookies, mais cela reste difficile", explique le CDO.

 

booster sa rentabilité

Le groupe utilise aussi des flux de données extérieures : la météo, les billets publics sur Twitter, les commentaires du site de réservations et de conseils touristiques TripAdvisor, avec lequel Accor a signé un partenariat.

 

Toutes ces informations sont utilisées par l'entreprise pour conduire des actions visant à renforcer sa rentabilité, rognée par les nouveaux venus digitaux du secteur, comme le site de réservation Booking.com. Accor fait par exemple des recommandations de voyages à ses clients, notamment en fonction de leurs données de navigation. Ce système basé sur le big data est trois fois plus efficace que les approches traditionnelles, assure l'entreprise. 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale