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Le casque de la start-up Brain.space s'envole vers l'ISS pour mesurer les données cérébrales

Brain.space a développé un casque portable dédié à l'électroencéphalographie. Il va être testé lors de la mission spatiale habitée Axiom-1 afin de mesurer l'impact de la microgravité sur l'activité cérébrale.  
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Le casque de la start-up Brain.space s'envole vers l'ISS pour mesurer les données cérébrales
Le casque de la start-up Brain.space s'envole vers l'ISS pour mesurer les données cérébrales © Brain.Space

La start-up Brain.space, située à Tel-Aviv en Israël, annonce ce 28 mars avoir bouclé sa levée d'amorçage de 8,5 millions d'euros menée par Mangrove Capital Partners. Ces fonds doivent contribuer à l'accélération du développement de sa technologie : un casque non invasif permettant de mesurer l'activité électrique du cerveau (électroencéphalogramme).

Des tests lors d'Axiom-1
La solution, en cours d'approbation par la Food and Drug Administration (FDA) aux Etats-Unis, va faire ses premiers pas dans l'espace lors de la mission spatiale habitée Axiom-1 dont le lancement est prévu début avril. Opérée par SpaceX pour le compte d'Axiom Space, elle enverra quatre personnes sur la Station spatiale internationale (ISS).

Durant huit jours, le casque sera utilisé 20 minutes quotidiennement pour enregistrer l'activité électrique du cerveau en situation de microgravité via 460 électrodes (il ne nécessite pas de gel conducteur). Il collectera les données cérébrales puis les enverra vers un ordinateur portable. Elles seront comparées à celles obtenues sur Terre.

Cette expérience s'inscrit dans le cadre de la mission Rakia, qui comprend 35 expériences scientifiques qui seront réalisées par l'Israélien Eytan Stibbe, membre fondateur et dirigeant de Vital Capital Fund.

Un casque "entièrement autonome"
L'intérêt de cette technologie est sa portabilité. Elle a été conçue pour être "le casque EEG le plus efficace, le moins cher et le plus facile à utiliser au monde", explique Yair Levy, fondateur de CEO de Brace.space. Il serait également "entièrement automatisé" dans le sens où il peut être configuré très simplement.

Néanmoins, il convient de rester prudent sur l'efficacité de ce dispositif car il n'a fait l'objet d'aucune étude scientifique. Des activités de recherche sont en cours avec "plusieurs instituts universitaires", dont "le Département des sciences cognitives et cérébrales de l'Université Ben Gourion", ainsi "qu'un centre médical en Israël", a précisé le CEO.

L'entreprise ne souhaite pas qu'être un fournisseur de hardware. Elle veut proposer une offre logicielle complète pour intégrer les données cérébrales dans n'importe quel système ou les coupler avec d'autres informations physiologiques. Le prix du casque n'est pas précisé et les cas d'usage en dehors de cette expérimentation dans l'espace restent flous.

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