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Le CHU de Brest lance le W.inn, un centre d'innovation pour la santé

Le centre hospitalier universitaire de Brest vient d'inaugurer son centre d'innovation dédié aux projets de santé. Baptisé W.inn, il s'étend sur 400 m2 et doit aider à faire émerger des usages novateurs, mais aussi à ce qu'ils passent à l'échelle.
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Le CHU de Brest lance le W.inn, un centre d'innovation pour la santé
La magnifique façade du centre d'innovation W.inn, qui vient soutenir les porteurs de projets de santé. © D.R.

Annoncé début 2021, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Brest a concrétisé en décembre son projet d’ouverture d’un centre d’innovation. Baptisé W.inn, il se matérialise par un bâtiment de 400 m2 à l’entrée de la Cavale Blanche, le principal pôle de l’établissement à Brest. L’espace regroupe des salles de réunions, de créativité, un studio d’enregistrement, des bureaux mais aussi des espaces partagés pour favoriser les rencontres et l’émergence de projets.

Car tel est l’objectif du W.inn : accompagner tous les porteurs de projets d'innovation en santé et favoriser la mise en relation entre les différents acteurs. Pour ce faire, le W.inn revendique cette approche collective : "Le W.inn est ouvert aussi bien aux start-ups et PME, de l’univers de la santé, qu’aux soignants et personnels de l’établissement aux étudiants en santé ou non, aux partenaires institutionnels mais aussi aux patients et à leurs associations", liste Fanny Gaudin à la tête de la Direction de la recherche clinique et de l'innovation du CHU de Brest.

Accompagner les entrepreneurs en santé
Car la création du W.inn matérialise aussi les démarches que le CHU de Brest, engagé de longue date sur la recherche clinique, a déjà pu mettre en place autour de l’innovation. Après avoir créé une direction dédiée en 2019, l’établissement a signé un partenariat de coopération avec le Technopôle de Brest à l’été 2021.

En 2019 et 2020, le CHU de Brest avait été le 1er établissement en France à entrer directement à hauteur de 10 %, au capital de deux start-up brestoises sur le secteur de la e-santé : Oxyledger qui développe une solution de traçabilité pour les dispositifs médicaux implantables et Intradys qui travaille sur un logiciel d’aide à la décision pour la neuroradialogie interventionnelle, spécialité en charge du traitement des AVC.
 


"Au-delà de l’aspect financier, ces prises de participation visaient surtout à marquer notre soutien à ces projets. C’est tout l’objet du W.inn. Plus que d’opérer des financements en propre, nous allons aider les entrepreneurs à chercher d’autres financements, sur des appels à projets par exemples." En 2021, 410 000 euros ont été mobilisés par l’établissement dans sa dynamique d’innovation. S’ajoute aussi 50 000 euros en amorçage d’Innoveo, le fonds de dotation du CHU.

Une structure complémentaire
Sur l’année 2021, Fanny Gaudin recense 35 projets d’innovations actifs. "Ce sont des projets que nous avons sélectionnés car ils répondent à des besoins, purement médicaux ou non, identifiés sur le terrain. Les thématiques sont vastes : la gestion du sommeil, le suivi ambulatoire des patients, la minoration des troubles musculo-squelettiques pour les salariés…"

Auprès des start-ups et porteurs de projets, le CHU de Brest ne veut pas être seulement un prestataire de données cliniques. Le W.inn, coordonné par Adrien Bussard, s’inscrit dans cette dynamique d’un soutien global avec l’apport de moyens logistiques, l’aide au cadrage de projet ou l’étude de faisabilité. "L’objectif, c’est d’être complémentaire aux structures qui existent déjà sur le territoire. Le W.inn n’est donc pas un incubateur", précise Fanny Gaudin.

De projets à tous les stades
Tous les projets dans l’écosystème du W.inn n’en sont pas au même stade de maturité à l’image des deux start-up qui ont choisi de s’installer dans les quelques bureaux privatifs existants. Si Oxyledger a bouclé à l’automne une levée de fonds d’1,5 million d'euros auprès d’investisseurs professionnels de santé et de Bpifrance et prévoit de commercialiser de premières briques courant 2022, Bibot est encore en phase d’ante-creation.

Ce projet vise à développer une solution pour simplifier les recherches bibliographiques scientifiques en automatisant la revue de littérature systématique d’intelligence artificielle. Si leurs algorithmes en traitement du langage naturel sont déjà fonctionnels, reste à Mickaël Le Corvic et Théo et Nathan Foulquier Mickaël Le Corvic et Théo et Nathan Foulquier à structurer leur modèle économique. Le W.inn est donc pour eux un bon tremplin.

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