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Le cloud d’Amazon en route pour franchir les 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018

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Avec une croissance moyenne de 40% par an, Amazon Web Services, l'activité cloud d'Amazon, devrait franchir la barre de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018. De quoi l’installer comme un acteur majeur non seulement du cloud mais aussi du marché de l’informatique.

Le cloud d’Amazon en route pour franchir les 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018
Andy Jassy, CEO d'Amazon Web Services © Amazon Web Services

Rien ne semble freiner l’irrésistible développement d’Amazon Web Services. Malgré la montée de la concurrence, le bras armé d’Amazon dans le cloud public affiche toujours une croissance soutenue de 40% en moyenne par an. Certes, trois de ses plus grands challengers (Microsoft, Google et Alibaba) progressent jusqu’à deux fois vite. Mais il reste imbattable avec une part de marché toujours intacte de 32% selon le cabinet Synergy Research. Microsoft, Google et Alibaba gagnent du terrain plutôt aux dépens des petits acteurs.

 

Démonstration de force à Re:Invent

Une force dont Amazon Web Services fait la démonstration à la 6 ème édition de son évènement Re :Invent, à Las Vegas, aux Etats-Unis, où il a réussi à attirer quelque 43 000 personnes. Au troisième trimestre 2017, il affiche un chiffre d’affaires annuel récurrent de 18 milliards de dollars. Il devrait terminer 2017 avec un revenu proche de 16 milliards de dollars. Un chiffre qui pourrait ensuite dépasser les 20 milliards de dollars en 2018.

 

Amazon Web Services ne serait pas le seul acteur à franchir cette barre symbolique dans le cloud. Le résultat devrait être partagé avec Microsoft. Mais les deux acteurs ne jouent pas dans la même cour : Amazon Web Services est présent plutôt dans le cloud d’infrastructure (IaaS pour infrastructure as a service et PaaS pour Platform as a service), tandis que Microsoft est fort plutôt sur le segment du logiciel à la demande (SaaS pour Software as a service).

 

Pas d'objectif de chiffre d'affaires

Et après ? « Nous ne nous fixons pas d’objectif de chiffre d’affaires, répond Andy Jassy à L’Usine Digitale lors de la séance des questions-réponses après sa keynote, le moment fort de l’évènement Re :Invent. Mais nous pensons poursuivre notre rythme de croissance. Les perspectives de développement du cloud sont là pour encore longtemps. Nous sommes bien positionnés pour en profiter. »

 

Sur le segment du cloud d’infrastructure estimé par Synergy Research à 12 milliards de dollars au troisième trimestre 2017, Amazon Web Services domine à 32%, loin devant le numéro deux Microsoft (13%). IBM, Google, Salesforce, Alibaba et Oracle suivent avec des parts de marché de 6 à 3%.

 

Expansion de l'infrastructure

Pour conserver son avance, Amazon Web Services continue à renforcer son écosystème, considéré déjà comme l’un des plus puissants dans le cloud, et à étendre sa plate-forme de services. En témoignent les 22 nouveaux services annoncés lors de Re :Invent 2017 dans l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, l’analytique ou les bases de données. L’entreprise, qui dispose aujourd’hui de plus de 40 datacenters dans le monde, poursuit aussi l’expansion de son infrastructure de façon à améliorer la capillarité de ses services. « Virtuellement, nous serons présents dans chaque grand pays, confie Andy Jassy. Nous le faisons pour réduire les temps de latence de nos services et pour répondre aux contraintes locales de protection des données.» Dans ce plan d'expansion, figurent non seulement les Etats-Unis, la Chine et la France, mais aussi des petits pays comme la Suède, la Finlande ou Bahrein.

 

Aujourd’hui, l’infrastructure d’Amazon Web Services couvre 16 régions dans le monde avec 44 zones de disponibilité (une zone de disponibilité dispose d’au moins deux datacenters), et sept régions sont en projet, dont une en France avec une ouverture prévue à la fin de cette année. L’entreprise ne publie pas de chiffres sur ses investissements. « Mais ils sont énormes, se contente d'indiquer Andy Jassy. Nous investissons des milliards et des milliards de dollars dans notre infrastructure. Chaque jour, nous ajoutons l'équivalent de la capacité de serveurs dont disposait Amazon en 2005. Ceci donne une idée de l'importance de notre effort. »

 

Pas de spin-off en vue

Il est loin le temps où Amazon Web Services n’était qu’une start-up en 2006. L’entreprise s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur de l’informatique rivalisant avec des vétérans de cette industrie tels que IBM, Dell ou Hewlett Parckard Enterprise. Elle atteint une taille qui soulève une interrogation sur son avenir par rapport à Amazon. Va-t-elle faire son spin-off et peut-être entrer en Bourse? "Mon expérience de plus de 20 ans chez Amazon m'amène à rester prudent, confie Andy Jassy en réponse à cette question posée par L'Usine Digitale. Je ne dirais pas que cela n'arrivera jamais. Mais faire un spin-off et entrer en Bourse se justifie souvent par le besoin de lever des fonds. Amazon Web Services n'a pas besoin de cela. Nous générons suffisamment de cash pour financer notre développement."

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

Alain MOCCHETTI
30/06/2018 17h14 - Alain MOCCHETTI

D - WAVE X2 l'HYPERORDINATEUR QUANTIQUE DE LA NASA ET DE GOOGLE C’est une première mondiale, les Entités NASA et GOOGLE ont réussi à relever un Défi d’Ordre Technologique pas possible en édifiant un HyperOrdinateur Quantique 10.000.000 de fois plus puissant qu’un PC de bureau. La puissance d’un PC de bureau est de 3 Ghz environ, ce qui veut dire que D – Wave X2 a une puissance d’environ 30 millions de milliards de Flops par seconde (30 PétaFlops) soit 3 fois la puissance de K le SuperCalculateur Pétaflopiques du Japon. D -Wave X2 a un coût estimé à 15 milliards d’Euros soit 5 fois le prix d’un Supercalculateur Exaflopique Binaire. Tout ceci fait rêver, la NASA et GOOGLE ont investi une somme pharaonique pour étudier, construire et faire les essais fonctionnels du Bijou Technologique Quantique. La Porte est donc grande ouverte à la construction de SuperCalculateurs Quantiques Pétaflopiques et Exaflopiques, c’est la limite actuelle vu le coût très élevé des Composants Electroniques Quantiques en 2018. Mais qu’en sera-t-il en 2050 ? A quoi sert un Ordinateur Quantique ? Il permet de calculer et de résoudre des problèmes scientifiques épineux relevant de la Mécanique Quantique et de la Mécanique Relativiste d’Albert Einstein. IL permet aussi de DECRYPTER tous les codes secrets existant sur notre planète la Terre. A la différence des SuperCalculateurs Binaires qui fonctionnent avec des BITS qui ne peuvent prendre que 2 valeurs Numériques 0 et 1, les Supercalculateurs Quantiques fonctionneront avec des QUBITS dont la définition est la suivante sur WIKIPEDIA l’Encyclopédie Universelle en Ligne (EUL) : Le qubit se compose d'une superposition de deux états de base, par convention nommés

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