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"Le cloud privé n’offre aucun bénéfice", selon Werner Vogels, CTO d’Amazon

Le vice-président et directeur technique d’Amazon a décrié le cloud privé, dont IBM est le grand leader. Et face à la guerre des prix initiée par Google, il promet la poursuite de la baisse des tarifs en répercutant les gains d’échelle sur les clients.

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Le cloud privé n’offre aucun bénéfice, selon Werner Vogels, CTO d’Amazon
"Le cloud privé n’offre aucun bénéfice", selon Werner Vogels, CTO d’Amazon © Guido van Nispen

Pas de pause dans la bataille du cloud computing. Werner Vogels, vice-président et directeur technique d’Amazon, a profité du sommet parisien d’Amazon Web Services, qui a réuni ses 1000 partenaires et clients en France, à Paris, mardi 13 mai 2014, pour jeter une pierre dans le jardin d’IBM. "Le cloud privé n’offre aucun des bénéfices du cloud public, a-t-il lancé. Vous devez toujours investir dans l’infrastructure, en supporter 100% du coût même si vous n’en utilisez qu’une partie, et surdimensionner vos capacités pour faire face à vos pics de besoin. Vous ne bénéficiez ni de la flexibilité, ni de l’agilité, ni du pouvoir de différenciation, ni de l’accès immédiat à l’international qu’offre le cloud public."

IBM défend son modèle

Si la pique vise IBM, c’est que Big Blue est le champion du cloud privé. Selon le cabinet Synergy Research, il détient 14% du marché du cloud privé et hybride au quatrième trimestre 2013, loin devant le français Orange (5%) et le japonais Fujitsu (4,5%). Le domaine est également investi par Microsoft, HP, Dell ou encore VMWare, le leader mondial des logiciels pour le cloud.

Depuis la perte en 2013 du contrat de la CIA au profit d’Amazon Web Services, IBM tente de rattraper son retard dans le cloud public en rachetant la société SoftLayer pour 2 milliards de dollars et en investissant 1,2 milliard de dollars dans la construction de 15 nouveaux datacenters dans le monde d’ici 2015. A couteaux tirés, les deux concurrents se livrent à une guerre de communication sans merci, et chaque évènement réunissant partenaires et clients est l’occasion de dénigrer l’autre. Selon Synergy Research, Amazon Web Services domine le cloud public avec 46% du marché au quatrième trimestre 2013. IBM, numéro deux sur ce segment, reste neuf fois plus petit avec une part de seulement 5%.

L’argument coût du cloud public

Pour Werner Vogels, l’avantage de coût reste l’une des raisons importantes de l’adoption massive du cloud public, comme en témoignent Dassault Systèmes, Alcatel-Lucent et Aldebaran Robotics, venus présenter leur expérience en tant que clients français d’Amazon Web Services. Mais sur ce terrain, Google, un nouveau venu dans les services de location de capacité de traitement en ligne, veut prendre une place au soleil en cassant les prix.

Une initiative à laquelle Amazon Web Services (comme Microsoft) a riposté par une baisse de ses tarifs, la 43e depuis le lancement de ses services en 2006. Mais ces réductions ne s’additionnent pas nécessairement puisqu’elles se répartissent sur l’ensemble de ses services, soit plus d’une quarantaine aujourd’hui. Le directeur technique promet la poursuite de l’effort : "Nous sommes engagés dans un cercle vertueux d’optimisation : baisse des prix, augmentation du nombre de clients, accroissement des usages, extension de l’infrastructure, économies d’échelle, réduction des coûts, et à nouveau baisse des prix et ainsi de suite."

Amazon Web Services joue également le rôle de conseil pour aider les clients à optimiser l’utilisation de ses services, et donc à réduire les coûts. Il affirme avoir livré plus d’un million de recommandations qui se traduisent au total par une économie annuelle de 207 millions de dollars pour les clients bénéficiaires.

Ridha Loukil

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