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Le conglomérat Toshiba, c'est fini

Le groupe japonais Toshiba a annoncé la semaine dernière qu'il allait se scinder en trois entreprises distinctes d'ici deux ans, dont l'une sera consacrée aux semiconducteurs et aux disques durs.
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Le conglomérat Toshiba, c'est fini
Le conglomérat Toshiba, c'est fini © D.R.

Jadis exemple parfait du conglomérat à la japonaise, présent dans un nombre incalculable de produits et d'activités BtoC et BtoB, Toshiba va se scinder en trois. Le groupe a annoncé le 12 novembre qu'il allait se réorganiser en trois entités autonomes d'ici le second semestre 2023.

Une spin off dédiée aux semiconducteurs
L'une d'elle, la plus grosse avec un chiffre d'affaires de 18 milliards de dollars, regroupera les activités dans les secteurs de l'énergie et des infrastructures. La deuxième, dans les semiconducteurs et les disques durs, représente un chiffre d'affaires d'environ 6,7 milliards de dollars. La troisième héritera de la participation de Toshiba dans Kioxia Holdings (puces mémoires), qui sera revendue, et dans Toshiba Tec Corporation (imprimantes, matériel et logiciel pour les points de vente…).

Cette réorganisation "débloquera une immense valeur en éliminant la complexité", a déclaré le patron par intérim du groupe, Satoshi Tsunakawa.

Une longue descente aux enfers
Toshiba était sorti du marché des ordinateurs portables en 2020. Auparavant, il s'était déjà séparé de ses activités dans l’éclairage, l’électroménager, le médical, les caméras industrielles, les capteurs d’images, les téléviseurs et les solutions de communication d’entreprise.

Le conglomérat est en difficulté depuis un scandale comptable en 2015, et les problèmes se sont accumulés : pertes colossales dans une filiale du nucléaire aux Etats-Unis (qui a failli lui coûter la faillite et l'a conduit à vendre ses mémoires flash NAND), pression d'investisseurs activistes, magouilles… La scission est censée mettre fin à cette descente aux enfers. Encore faudra-t-il convaincre l'actionnaire principal de Toshiba, Effissimo capital Management, qui n'est pas encore décidé à soutenir le projet.