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Le CSA donne le coup d'envoi de l'Observatoire de la haine en ligne, à la composition éclectique

Le CSA a officiellement lancé son Observation de la haine en ligne qui sera notamment chargé de quantifier ce phénomène et d'en améliorer sa compréhension. L'organe est composé d'entreprises technologiques, telles que Google, Microsoft et Qwant, d'associations, d'organisations et de chercheurs.  
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Le CSA donne le coup d'envoi de l'Observatoire de la haine en ligne, à la composition éclectique
Le CSA donne le coup d'envoi de l'Observatoire de la haine en ligne, à la composition éclectique © Nguyen Tung - Unsplash

Top départ pour l'Observation de la haine en ligne lancé par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) le 23 juillet. Cet organe, qui s'est réuni pour la première fois ce jeudi, a pour mission de "quantifier le phénomène de haine en ligne, d’en améliorer la compréhension des ressorts et des dynamiques, de favoriser le partage d’information et le retour d’expérience entre les parties prenantes", précise le communiqué.

Microsoft, Facebook, Qwant… sont de la partie
Le gendarme de l'audiovisuel est chargé de sa présidence et de son secrétariat. Pour le reste, les membres de l'observatoire – qui se réuniront en groupe de travail thématique – sont constitués d'entreprises, d'associations, d'administrations et de chercheurs. On y retrouve, par exemple, Google, Dailymotion, Facebook, LinkedIn, Microsoft, Qwant, Tik Tok, Snapchat, Twitch, Wikimédia France, Yubo ainsi que La Quadrature du Net, SOS Racisme, le Défenseur des droits, Renaissance numérique, la ligue des droits de l'homme, le ministère en charge du numérique… La liste complète des membres a été publiée sur le site du CSA.

La création de cet organisme est prévue par la loi du 24 juin 2020 visant à lutter contre les contenus haineux sur internet, dite "loi Avia" du nom de la députée LREM à l'origine de ce texte. Cette nouvelle loi a fait l'objet de nombreuses critiques et a été largement retoquée par le Conseil Constitutionnel dans une décision rendue le 18 juin dernier.

Sa proposition phare était l'instauration d'un délit de non retrait de contenus haineux imputable aux plateformes en ligne et aux moteurs de recherche, qui avaient 24 heures pour retirer des contenus manifestement illicites, tels que les incitations à la haine, les injures à caractère raciste ou anti-religieuses. Pour les contenus terroristes ou pédopornographiques, le délai de retrait était réduit à une heure. Pour les Sages, ces obligations sont incompatibles avec la liberté d'expression protégée par la Constitution.

Facebook crée son propre conseil de surveillance
La mauvaise gestion de la haine en ligne est une critique très souvent adressée aux réseaux sociaux accusés d'insuffisamment filtrés les propos malveillants. Conscient de cet enjeu, Facebook a décidé de créer son propre conseil de surveillance chargé de trancher les différends liés aux retraits de publication sur le réseau social. Les décisions seront contraignantes pour l'entreprise américaine.

Doté d'un budget de 130 millions de dollars, ce comité sera composé de 40 membres dont les 20 premiers noms ont récemment été dévoilés.

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