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Le départ de Steve Ballmer illustre l'obsolescence programmée des patrons de la high-tech

Le New York Times fait réagir de jeunes patrons au départ de Steve Ballmer. Ils ne sont guère étonnés du sort réservé au patron de Microsoft : pour eux, la possibilité d'un départ contraint et anticipé fait partie du job.
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Le départ de Steve Ballmer illustre l'obsolescence programmée des patrons de la high-tech
Le départ de Steve Ballmer illustre l'obsolescence programmée des patrons de la high-tech © DR

Si l'amour dure trois ans, combien de temps une entreprise high-tech peut-elle rester au top ? "Pas plus d'une décennie" répond Aaron Levie, directeur général de "Box", entreprise de stockage de données en ligne, interrogé par le New York Times. Les "nouvelles" technologies ne restent pas "nouvelles" très longtemps : il faut aussitôt se lancer à la course aux prix bas et à la miniaturisation, avant qu'un nouveau cycle s'ouvre et remette tout à plat. Les patrons de la high-tech savent bien que leur destin personnel dépend de ce cycle immuable.

"instinct" et "vision"

Placée dans ce contexte, l'annonce du départ de Steve Ballmer n'étonne pas les futurs cadors du secteur. "Cela a juste réveillé mon instinct paranoïaque" sourit Aaron Levie. "Se faire 'disrupter', dépasser, c'est l'essence même de cette industrie. On peut être un leader hégémonique comme Microsoft et devoir repartir à zéro". Impossible de bâtir une carrière entière sur une seule invention, une seule innovation. "On peut être visionnaire, bâtir un solide business plan, cela n'empêche pas se se retrouver, plus tard, dépassé", prévient le jeune patron.

prévoir le coup d'après

Pour Aneel Bhusri, co-fondateur d'une entreprise spécialisée dans le cloud, le rôle d'un PDG est de sans cesse préparer le coup d'après, "assurer un continuum".  "Quand vous êtes concentrés à développer votre business, il est difficile de voir les futurs obstacles qui pourraient l'altérer", analyse-t-il.

C'est cette absence de "vision" qui a coûté sa place à Steve Ballmer : un manque de lucidité, de "vista" (pour reprendre une terminologie très "Microsoft") que redoutent tous les dirigeants du secteur.

Sylvain Arnulf 


L'article du New York Times, "Young tech sees itself in Microsoft's Ballmer"

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