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Le Digital Festival Tahiti lance sa 3e édition sous le signe de la Tech4Islands

Le Digital Festival Tahiti ouvre ses portes aujourd’hui à Pepeete, Polynésie française. Pour cette 3e édition, l’événement a souhaité mettre l’accent sur une vision baptisée "Tech4Islands", qui met en valeur des solutions innovantes, les faire émerger, les accompagner et les propulser à l’international. L’occasion de revenir sur les attentes des start-up en matière de visibilité mais aussi afin d’éprouver leurs solutions sur les territoires insulaires… et pourquoi pas de trouver de nouveaux cas d’usage.
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Le Digital Festival Tahiti lance sa 3e édition sous le signe de la Tech4Islands
Olivier Kressmann, Président du Digital Festival Tahiti, lors de la cérémonie d'ouverture. © L'Usine Digitale

La 3e édition du Digital Festival Tahiti se déroule jusqu’au 19 octobre à la Présidence de la Polynésie française, à Papeete. L’édition 2019 se positionne comme un événement écoresponsable modèle, autour de la vision "Tech4Islands". Objectif : faire émerger, accompagner et propulser à l’international des solutions innovantes écologiques pour les îles polynésiennes et "permettre ainsi le développement de Smart Islands interconnectées, inclusives, solidaires et créatrices d’emplois nouveaux", explique l’association Digital Festival Tahiti, organisatrice de l’événement.

 

En tout, ce 80 exposants, 40 intervenants experts internationaux en près de 80 sessions #SmartMeetings – keynotes, conférences, ateliers et workshops – qui sont réunis. Si les intervenants sont très divers, les jeunes pousses bénéficient d’une visibilité particulière. Les deux vainqueurs du Grand Prix Tech4Islands Awards 2019 et Prix Spécial Outre-mer 2019, Bioceanor et LeadBees Technologies, bénéficient, outre d’un fonds et d'un accompagnement, d’un espace d’exposition.

 

A leurs côtés, on trouve des jeunes pousses comme Fenua Data, qui regroupe une communauté de membres habitant du monde entier réfléchissant à une solution contre la pollution par les plastiques, Marine Tech et sa solution Helio, un système autonome de production d’eau potable à partir de tout type d’eau grâce à l’énergie solaire, ou encore Zéphyr & Borée qui travaille à la conception de transports 100% décarbonné et qui vient de signer un contrat de transport avec le groupe Ariane pour l’acheminement du lanceur Ariane 6 vers la Guyane. 

 

Les collectivités, cibles privilégiées

Beaucoup de GreenTech, mais aussi des CivicTech. D’autres start-up, finalistes ou non du concours, ont également été invitées pour leurs solutions jugées prometteuse. Smart Futures, créée en février 2018 à Marseille, a mis au point une solution en marque blanche qui met en relation citoyens et pouvoirs publics et améliore leur collaboration en permettant par exemple aux usagers de signaler des problèmes liés aux territoires.

 

Transport, gestion des déchets ou aménagement de route, l’outil Smart Futures permet de signaler au bon service en temps réel qu’une intervention est nécessaire, puis d’informer l’usager de son suivi. "Notre outil peut concerner un grand nombre de cas d’usages dès lors que les citoyens veulent s’exprimer", explique Daniel Vanetti, son fondateur. La start-up, qui vise principales les délégations de service public, attend beaucoup de l’événement, qui va accueillir les 48 municipalités polynésiennes.

 

Non loin, Urbik, une société lilloise créée en 2017 qui a développé les premiers points d’information connectés. Principe : des bornes autonomes en énergie qui ne nécessitent ni alimentation électrique, ni travaux d’installation. Les utilisateurs se connectent à un wifi local fourni par la technologie afin de capter, sans télécharger d’application ni réseau, des contenus et des informations. Principale cible d’Urbik, les collectivités locales également. "Notre solution est autonome et permet de fournir du contenu, par exemple à destination des touristes, dans des endroits où il n’existe pas de structure dédiée", explique Nicolas Leclercq. A Papeete, ce sera l’occasion de "faire des démonstrations et de mettre la techno en application, avec l’enjeu de la complexité des territoires", poursuit-il. La jeune pousse montpelliéraine Nauticspot, qui a mis au point des solutions et applications de gestion portuaire des places en temps réel, et qui compte une quinzaine de clients en France, espère elle aussi conquérir des acteurs locaux.

 

Une solution prédictive des flux de personnes

Parmi les start-up invitées, Affluence, une jeune pousse qui a déjà 5 ans d’existence et qui a mis au point une solution qui capte, via des caméras vidéo, les flux de visiteurs en temps réel. Coté utilisateur, elle prend la forme d’une application qui lui apporte les informations sur la fréquentation d’un lieu ouvert au public, comme un musée ou la bibliothèque d’une université.

 

Côté professionnel, Affluence combine via des algorithmes de machine learning ses données à de la data issue de la météo, des pics de fréquentation ou le calendrier scolaire afin de réaliser des prédictions de flux. "Le festival nous permet d’étudier des cas d’usage différents, précise Mélisande Vialard, responsable de la communication. Notre application, qui a été initialement développée pour les universités, peut être utilisée sur les sites touristiques à forte affluence". Plages, aéroports, sites d’activités touristiques ou ports de plaisance, la solution pourrait intéresser de nombreux acteurs soucieux d’optimiser au mieux les moments d’accueil.

 

Le Digital Festival Tahiti réserve enfin une place de choix à la PolynesianTech. Seule communauté ultramarine labellisée French Tech avec La Réunion, elle rassemble les startupeurs et entrepreneurs polynésiens, mais aussi les grandes entreprises, universitaires, chercheurs, institutionnels et investisseurs. A noter également le Village de la New Caledonian Tech, qui regroupe les acteurs de l’innovation de Nouvelle-Calédonie, appuyés par les organisations publiques et le monde académique.

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