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Le Figaro sanctionné par la Cnil pour le dépôt de cookies sans le consentement des internautes

La société du Figaro, éditrice du site lefigaro.fr, écope d'une amende de 50 000 euros pour le non-respect de la législation sur les cookies. La Cnil rappelle que les internautes doivent pouvoir refuser le dépôt de traceurs publicitaires sur leur terminal.
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Le Figaro sanctionné par la Cnil pour le dépôt de cookies sans le consentement des internautes
Le Figaro sanctionné par la Cnil pour le dépôt de cookies sans le consentement des internautes © James McKinven/Unsplash

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) durcit le ton face aux sites qui ne respectent pas la législation sur les cookies. La société du Figaro, filiale du groupe Figaro qui édite notamment la quotidien Le Figaro, vient d'être condamnée à une amende de 50 000 euros.

Un défaut de consentement
La Cnil a été saisie d'une plainte en août 2018 déposée par une utilisatrice du site lefigaro.fr faisant état du dépôt de cookies sur son terminal avant toute action de sa part sans recueillir son consentement. A la suite de quoi, la Cnil a procédé à une série de contrôles en ligne en janvier 2020, septembre 2020, novembre 2020, février 2021 et juin 2021.

Ces contrôles ont permis de constater que lorsqu'un utilisateur se rendait sur le site du Figaro, des cookies étaient bien "automatiquement déposés sur son ordinateur par des partenaires de la société, sans action de sa part ou malgré son refus", écrit l'autorité. Plusieurs de ces cookies poursuivent un objectif publicitaire et auraient dû donc être soumis au consentement des internautes.

La maîtrise du site et des serveurs
Pour se défendre, la société indiquait que le dépôt de cookies ne relevait pas de sa responsabilité mais de celle de ses partenaires. Or, la Cnil rappelle qu'elle doit s'assurer qu'ils ne déposent pas de cookies soumis au consentement avant que les utilisateurs aient fait le choix d'accepter ou de refuser car l'éditeur du site a la maîtrise de son site et de ses serveurs. Le Conseil d'Etat avait également tranché dans ce sens dans une décision rendue en juin 2018.

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