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Le Français Ikoula veut étendre son cloud à 12 points de présence dans le monde dans 5 ans

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Le petit Français du cloud Ikoula cultive sa différence. Pas de plan mirobolant d’expansion mais une stratégie ciblée d’investissement. Objectif : étendre sa présence à 12 points à l’international dans 5 ans, contre 5 aujourd’hui, en favorisant des acquisitions.

Le Français Ikoula veut étendre son cloud à 12 points de présence dans le monde dans 5 ans
Datacenter d'Ikoula à Reims © Ikoula

Dans le cloud français, un petit acteur tente de cultiver sa différence : Ikoula. Créée il y a 19 ans, cette PME discrète de 60 personnes, dont 50 en France, a choisi de se développer à son rythme loin de tohu-bohu qui caractérise le marché de l’informatique dématérialisée depuis 5 ans. En 2017, elle affiche un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, en bond de 25% par rapport à 2016. L’objectif de son PDG-cofondateur Jules-Henri Gavetti est d’accélérer cette croissance pour atteindre 30 à 50%par an dans les cinq années à venir.
 

Pas besoin pour le client de se faire accompagner par un infogéreur

Ikoula opère dans le cloud d’infrastructure (IaaS pour Infrastructure as a service et PaaS pour Plateform as a service) comme ses concurrents français OVH, Oneline ou Gandi, et comme l’américain Amazon Web Services, le leader mondial et la référence absolue de ce marché. La société dispose de deux datacenters en propre, l’un à Reims, dans la Marne, l’autre à Eppes dans l’Aisne, et deux filiales à l’étranger, l’une aux Pays-Bas, l’autre en Espagne. Elle est également présente à travers des partenaires en Allemagne, aux Etats-Unis et à Singapour. Jules-Henri Gavetti revendique 17 000 clients, dont 80% des entreprises du CAC 40 en France.

Sur le marché français, la concurrence bat son plein. "Pour sortir du lot, nous avons choisi de cultiver notre spécificité, affirme Jules-Henri Gavetti. Le cloud d’infrastructure est quelque chose d’indigeste. Il réclame un travail permanent d’optimisation et de gestion de l’infrastructure. Le client a besoin pour cela de se faire accompagner par un infogéreur. Nous proposons de nous en occuper. Le service est compris dans l’abonnement. Nous sommes le seul acteur sur le marché à le faire."
 

Implantation à l'étranger par acquisitions

Le patron d’Ikoula n’a pas peur d’Amazon Web Services. Au contraire, il se félicite de voir son grand concurrent américain croître en moyenne de 40% par an. "Quand Amazon croît, nous croissons nous aussi, justifie-t-il. Les entreprises françaises n’ont pas envie de mettre tous leurs œufs dans le même sac. Elles ont besoin de garder certaines de leurs applications sensibles à proximité. Quand elles vont chez Amazon, elles viennent souvent chez nous aussi."

Pas de plan mirobolant d’expansion façon OVH. Ikoula privilégie plutôt un développement ciblé à l’international avec des acquisitions comme elle l’a fait en 2016 aux Pays-Bas avec le rachat du petit hébergeur local Ermis et comme elle est en train de le faire en Espagne. L’objectif est d’étendre son réseau à 12 points de présence à l’international, contre 5 aujourd’hui. Selon le cas, cela passera par la mise en place d’un datacenter local ou d’un simple point de présence (espace loué à un hébergeur informatique local ou un partenaire). "Cela dépendra de la typologie des clients et des pays, explique Jules-Henri Gavetti. En Allemagne, c’est indispensable que les données restent dans le pays. En Espagne, la localisation des données importe peu."

Etats-Unis et Europe de l'Est, deux priorités

Les Etats-Unis demeurent une priorité. Au point de présence actuel à Miami, Ikoula veut en ajouter deux, un au Texas et un en Californie. L’Europe de l’Est constitue l’autre grande priorité. Jules-Henri Gavetti reste discret sur le montant de l'investissement à consentir sur les 5 prochaines années. "Nous avons investi 3 millions d'euros en 2017 principalement pour l'ouverture de notre filiale en Espagne", se contente-t-il d'indiquer. Dans son projet, il compte sur l'appui financier du fonds d’investissement Ardian (ex-Axa Private Equity) qui détient une part "significative" du capital de son entreprise depuis 4 ans. Avec l’objectif de dépasser 200 personnes et d'atteindre un chiffre d’affaires de 30 à 40 millions d’euros dans 5 ans.

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2 commentaires

Hirondelle

18/12/2017 00h44 - Hirondelle

Ah et c'est Online l'hébergeur en région parisienne, pas Oneline.

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Hirondelle

18/12/2017 00h42 - Hirondelle

"Nous sommes le seul acteur sur le marché à le faire." Ben voyons... Un hébergeur d'IaaS et infogérant en même temps c'est un peu ce que proposaient mes deux derniers employeurs, 100% français et rien que sur la région marseillaise, alors à l'échelle de la France entière ça ne me surprendrait pas qu'il y en ait d'autres. Mais bon, ça fait joli comme discours.

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