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Le futur supercalculateur japonais sera motorisé par des processeurs ARM

Vu ailleurs Le constructeur informatique Fujitsu privilégie désormais des processeurs à architecture ARM pour la construction du futur supercalculateur exaflopique japonais. Un choix qui pourrait faire des émules en Europe.
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Le futur supercalculateur japonais sera motorisé par des processeurs ARM
K Computeur, le supercalculateur actuellement le plus puissant au Japon © Fujitsu

Changement de fusil d’épaule chez Fujitsu. Le constructeur informatique japonais n’utilisera pas de processeur propriétaire pour la construction du futur supercalculateur exaflopique du Japon. Il fera plutôt appel à une puce maison développée sur l’architecture du britannique Advanced Risc Machines (ARM). C’est ce que révèle le Nikkei Asia.

 

Adieu aux processeurs Sparc de Sun Microsystems

Aujourd’hui, le supercalculateur le plus puissant au Japon, le K Computer, est construit par Fujitsu avec des processeurs Sparc de Sun Microsystems (groupe Oracle). Avec une puissance de calcul de 10,5 pétaflops (1 pétaflops vaut 1 million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), il occupe la cinquième place du classement Top 500 de juin 2016, derrière deux supercalculateurs chinois et deux américains. Il est installé depuis septembre 2012 à l’institut de recherche Riken à Kobe.

 

Son successeur portera la puissance de calcul à l’échelle de l’exaflops (1 exaflops vaut 1000 pétaflops), c’est-à-dire à un niveau supérieur d’au moins 100 fois à celui du K Computer. Sa construction a été lancée en 2014 pour une mise en service au Riken en 2020. L’investissement atteint 130 milliards de yens, l’équivalent de 1,2 milliard de dollars.

 

Bull pourrait suivre l'exemple de Fujitsu

Fujitsu, chargé de sa construction avec Hitachi pour la partie stockage de données, justifie le changement en faveur de processeur ARM par la volonté de se libérer des architectures propriétaires, au cœur jusqu’ici de 100% des supercalculateurs dans le monde. Le constructeur japonais motive aussi sa décision par l’espoir de relever plus facilement le défi de la consommation d’énergie posé par le passage à l’échelle exaflopique.

 

Des arguments repris en Europe où un projet de recherche collaboratif explore également cette piste. Le projet est piloté par le français Bull (groupe Atos), seul constructeur de supercalculateurs du Vieux Continent. Jusqu’ici, il utilisait des processeurs Xeon d’Intel. Le choix de Fujitsu devrait l’encourager à privilégier, lui aussi, l’alternative ARM pour ses futurs supercalculateurs exaflopiques.

 

l'avantage de la sobriété énergétique

L’architecture ARM, fournie sous licence, domine les mobiles justement pour ses vertus en matière de consommation et de coût. Si elle se développe aussi dans l’embarqué et l’Internet des objets, elle reste encore absente des PC, des serveurs et des supercalculateurs, bastions des architectures propriétaires X86 (Intel et AMD), Power (IBM) ou Sparc (Sun Microsystems). La décision de Fujitsu pourrait bouleverser cette répartition.

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