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Le géant de la viande JBS a versé une rançon de 11 millions de dollars aux hackers

A la suite d'un ransomware qui a bloqué une partie de ses usines aux Etats-Unis et en Australie, la filiale américaine de l'entreprise JBS a accepté de verser une rançon de 11 millions de dollars aux hackers pour débloquer son système d'information. Va-t-elle réussir à récupérer une partie de cette somme, comme Colonial Pipeline ?
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Le géant de la viande JBS a versé une rançon de 11 millions de dollars aux hackers
Le géant de la viande JBS a versé une rançon de 11 millions de dollars aux hackers © JBS

Après Colonial Pipeline, c'est le géant brésilien la viande JBS qui cède face à la pression des hackers. La filiale américaine, victime d'une cyberattaque d'ampleur, a finalement versé la rançon de l'équivalent de 11 millions de dollars en bitcoins à ses ravisseurs, a annoncé le groupe dans un communiqué. 

D'importantes perturbations
D'après Andre Nogueira, CEO de JBS, le versement de la rançon n'était pas un choix mais une obligation car l'incident avait provoqué d'importantes perturbations sur les activités en Amérique du Nord et en Australie. "Nous avons fait ce qu'il fallait pour nos clients", a-t-il expliqué au Wall Street Journal.

Il faut dire que JBS est la plus grande entreprise de viande en matière de vente à l'échelle mondiale. Aux États-Unis, l'entreprise est le plus grand transformateur de bœuf et l'un des principaux fournisseurs de poulet et de porc. Sa filiale Pilgrim's Pride Corp, également touchée par l'attaque, est le deuxième transformateur de volaille américain. 

Récupérer une partie de la rançon ?
JBS va-t-il pouvoir récupérer une partie de sa rançon comme ce fut le cas avec Colonial Pipeline ? Le FBI a annoncé avoir pu récupérer 2,3 millions de dollars sur les 4,4 millions de dollars payés en accédant à la clé privée du wallet des criminels. Interrogée par de nombreux journalistes, l'autorité gouvernementale avait refusé d'expliquer sa méthode pour que les hackers ne puissent pas la contourner lors de futures attaques.

Il est difficile de savoir si le géant brésilien réussira à reprendre une partie de cette somme car chaque cyberattaque est différente, comme l'expliquait Lisa Monaco, procureur général adjoint des Etats-Unis. Elle ajoutait cependant que le cas de Colonial Pipeline devrait pousser toutes les victimes d'attaques informatiques à prévenir le plus rapidement possible les autorités compétentes. 

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