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Le gouvernement veut accélérer le développement des véhicules autonomes

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Le gouvernement a présenté lundi 14 mai sa stratégie d'action publique pour le développement du véhicule autonome. Cela passe, au niveau national, par l'autorisation des véhicules autonomes de niveau 3 dès 2020 et de catégorie 4 dès 2022.

Le gouvernement veut accélérer le développement des véhicules autonomes
Le gouvernement veut accélérer le développement des véhicules autonomes

Des véhicules autonomes de niveau 4, c'est-à-dire dans lesquels le conducteur délègue entièrement la conduite au véhicule autonome dans une zone géographique donnée et dans certaines conditions, en circulation dès 2022 en France ? C'est en tout cas l'ambition du gouvernement qui a présenté lundi 14 mai le cadre stratégique d'action publique pour le développement du véhicule automatisé. Rapport mené sous la houlette d'Anne-Marie Idrac, haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes.

 

Des véhicules autonomes de niveau 3 en 2020

La France souhaite favoriser le développement des véhicules autonomes craignant "une menace pour nos constructeurs si nous accusions un retard sur cette technologie", affirme Elisabeth Borne la ministre chargée des Transports, lors de la présentation de ce rapport. Le développement des véhicules autonomes semble en effet inéluctable. Et la France ne souhaite pas laisser les Etats-Unis, Singapour ou encore la Chine truster tous les tests des nombreuses sociétés se penchant sur ce domaine.

 

Dès 2019, l'expérimentation de véhicules autonomes sera autorisée partout dans l'Hexagone sur route ouverte. Cette mesure sera rendue possible avec la loi Pacte, qui le gouvernement l'espère, sera votée d'ici la fin de l'année. Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a précisé que l'expérimentation de véhicules autonomes sera possible à partir de cette date sur les autoroutes A1, A6, A4 et A10 sur les bandes d'arrêt d'urgence. En 2020, la France souhaite s'être munie d'un cadre juridique favorable afin d'avoir des services de transports publics autonomes qui soient supervisés et autoriser la circulation de véhicules automatisés de niveau 3.

 

300 millions d'euros

La France désir "passer à une phase d'utilisation grandeur réelle", comme le dit Elisabeth Borne. Pour parvenir à respecter ce planning, le gouvernement souhaite favoriser et multiplier les expérimentations afin d'avoir rapidement des retours et pouvoir ajuster le développement de cette nouvelle technologie en fonction des besoins des citoyens. "Des appels à projets seront notamment passés avant l'été", assure Elisabeth Borne.

 

Le gouvernement évalue ce programme "à hauteur de 300 millions d'euros", annonce Elisabeth Borne. Si la ministre n'entre pas trop dans le détail, elle précise que le programme d'investissement d'avenir pourra contribuer à ces financements tout comme la loi de programmation des infrastructures dans le volet dédié à l'innovation et à la modernisation des infrastructures. En effet, le développement des véhicules autonomes passe aussi par la mise en place de routes adaptées.

 

Mais le chantier reste grand encore avant d'avoir réellement des véhicules autonomes commercialisés. Que ce soit au niveau technologique ou réglementaire. Il faut, au moins au niveau de l'Europe, avoir des règles d'homologation communes des véhicules autonomes, changer la formation pour l'obtention du permis de conduire et si besoin avoir de nouvelles règles de circulation. De nombreuses questions restent encore en suspens.

 

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