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Le groupe bancaire Santander investit 400 millions d'euros dans la fintech Ebury

La fintech britannique Ebury a annoncé ce lundi 4 novembre un nouveau tour de table. Première banque espagnole, Santander injecte 400 millions d’euros dans la plate-forme spécialiste des paiements internationaux et de change pour les PME.
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Le groupe bancaire Santander investit 400 millions d'euros dans la fintech Ebury
Le groupe bancaire Santander investit 400 millions d'euros dans la fintech Ebury © Ebury

Les rapprochements entre grandes banques et fintechs se poursuivent, et c’est une alliance de grande ampleur qui a été annoncé ce 4 novembre 2019. La banque espagnole Santander a annoncé entrer au capital de la fintech britannique Ebury à hauteur de 50,1%, pour un montant de 400 millions d’euros. Selon les termes de l’opération, 80 millions d’euros issus de nouveaux capitaux propres permettront de soutenir les projets de la start-up sur de nouveaux marchés en Amérique latine et en Asie. Discrète depuis quelques années, la société avait déjà réalisé deux tours de table conséquents : l’un s’élevant à 30 millions de dollars à ses débuts, puis une levée de 83 millions de dollars en 2015.

 

L’équipe de direction actuelle continuera de diriger le développement d'Ebury. Sergio Rial, PDG de Santander au Brésil et principal sponsor de la division Global Trade Services de Santander, rejoindra le conseil d'administration de la fintech en tant que président. "Ebury poursuivra ses activités en tant qu’entité indépendante, soutenue par Santander et profitant de la grande expérience de la banque dans l’exploitation de la taille du Groupe pour faire croître et développer les sociétés dans lesquelles il a investi, telles que Getnet, la filiale brésilienne de la banque", explique le communiqué.

 

Tirer parti du réseau de banques alliées de Santander

Cet investissement "s’inscrit dans la stratégie numérique de Santander consistant à accélérer sa croissance grâce à de nouvelles alliances, renforcera son offre Global Trade Services et consolidera davantage la position de Santander en tant que banque référente pour les PME exerçant ou souhaitant opérer sur les marchés internationaux en Europe et dans les Amériques, et en Asie plus tard", précise le communiqué. Santander s'attend à "un retour sur capital investi (RoIC) d'environ 20% à moyen terme", poursuivent les partenaires.

 

En résumé, Santander espère se positionner sur une offre dédiée aux PME exerçant ou souhaitant se développer à l'international tandis qu'Ebury, présent dans une vingtaine de pays, devrait rapidement pénétrer de nouveaux marchés en Amérique latine et en Asie grâce au réseau de banques alliées de Santander pour établir de nouveaux partenariats bancaires. "En combinant une grande banque et une fintech agile, nous pouvons offrir à nos clients le meilleur des deux : ils peuvent bénéficier de notre technologie et d'un service de haute qualité en toute sécurité", tout en bénéficiant de l'expertise de "l'une des plus grandes institutions financières du monde", expliquent les fondateurs de la fintech.

 

Objectif : séduire des millions de PME 

Lancée en 2009 par deux Espagnols exilés à Londres, Juan Lobato et Salvador Garcia, la fintech se positionne rapidement sur l'un des aspects de la transaction : la devise. La plate-forme permet d'optimiser les paiements internationaux en devises étrangères pour des factures venant du monde entier tout en promettant un taux de change avantageux. Ebury, qui opère dans 20 pays et dans 140 devises, a enregistré une croissance annuelle moyenne constante de son chiffre d’affaires de 40% au cours des trois dernières années.

 

Santander revendique pour sa part plus de quatre millions de PME dans le monde parmi ses clients, dont  170 000 ayant une activité à l'international. Au début du mois d’octobre, la banque espagnole et une quinzaine d’autres banques (parmi lesquelles Crédit Agricole, Royal Bank of Canada et Eurobank) ont annoncé lancer le lancement du Trade Club Alliance, un réseau mondial visant à simplifier les échanges internationaux avec une plate-forme numérique opérant sur le cloud.

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