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Le maire de Toulouse veut éviter la fermeture de Freescale

Pierre Cohen est intervenu mardi 5 juin auprès du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg dans ce sens.
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Dans une lettre adressée au ministre et dont l’AFP a eu copie le 5 juin, le maire de Toulouse, aussi candidat aux législatives, demande au ministre de faire en sorte "que le gouvernement examine à nouveau toutes les possibilités envisageables pour éviter la fermeture du site".

Le maire réclame donc une table ronde avec les acteurs concernés. L’objectif étant pour lui de "débattre de l'avenir de cette entreprise qui constitue un enjeu majeur pour la communauté urbaine".

Le maire insiste sur le fait qu’il "existe un projet de reprise du site de production". Il rappelle notamment que "le gouvernement Fillon avait accepté de le soutenir avec 50 millions d’euros d’aide".

L’entreprise américaine de semi-conducteurs a annoncé le 22 avril 2009 la fermeture de son site de production à Toulouse (Haute-Garonne) employant alors quelque 821 salariés. Mais l’entreprise assure vouloir maintenir son activité de R&D sur le site et conserver les 500 emplois en relation avec cette activité.

10 août

La fermeture de l’unité de production a été maintes fois décalée pour satisfaire les commandes en composants pour l’industrie automobile et en réseaux de communication notamment. Mais elle est désormais fixée au 10 août prochain.

Selon la CGT, ce sont 572 titulaires qui travaillent encore à la production et 500 intérimaires. "L'entreprise fait des bénéfices, mais la production est rapatriée aux Etats-Unis par choix stratégique et financier", assure le syndicat.

Didier Zerbib de la CGT souligne par ailleurs que "le projet de reprise évoqué par le maire ne permettrait de préserver que 235 emplois sur le site".

La CGT défend néanmoins ce plan, mais celui-ci se heurte à la mauvaise volonté de Freescale qui n'a pas intérêt à favoriser l'émergence d'un concurrent.

Le syndicat précise avoir aussi écrit au président de la République François Hollande et au ministre du Redressement productif. Pour l’heure, en vain.

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